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    US President Barack Obama (L) walks with Chinese President Xi Jinping

    La Maison Blanche feint d'ignorer le défilé militaire à Pékin

    © Sputnik . Greg Baker
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    Alors que Barack Obama n'a pas donné suite à l'invitation de Xi Jinping à la célébration du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Pékin, le porte-parole de la Maison Blanche dit ne rien savoir sur l'envie du président chinois de célébrer cette date.

    La Maison Blanche a bâti une Grande Muraille américaine pour prendre ses distances avec la célébration du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Pékin. Le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest a déclaré lundi lors d'une conférence de presse qu'il ne connaissait rien du projet du président chinois de commémorer cette date et notamment du défilé donné à l’occasion de l’anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    Pourtant, cette déclaration ressemble plutôt à une volonté d'éluder cette question. Les représentants de 49 pays prendront part au défilé militaire sur la place Tiananmen le 3 septembre, y compris le président russe Vladimir Poutine ainsi que les présidents d'autres pays de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), les présidents du Venezuela, du Viêt Nam, de la Thaïlande, du Pakistan, du Soudan et le roi du Cambodge.

    De plus, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon sera présent à la parade militaire, ce qui a ému le gouvernement japonais.  Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a appelé l'Onu, organisation de 193 pays, à faire preuve de "neutralité".

    De surcroît, Susan Rice s'est rendue à Pékin les 28 et 29 août pour y rencontrer de hauts responsables chinois, parmi lesquels  Xi Jinping et le conseiller d’État Yang Jiechi. Les thèmes de la commémoration du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre et de l'impact chinois ont été les plus récurrents lors de toutes ses rencontres avec les autorités chinoises. Et finalement, le porte-parole du Département d'Etat américain John Kirby a confirmé que l'ambassadeur américain en Chine Max Baucus assisterait aux célébrations, prévues le 3 septembre. Impossible donc  que  le porte-parole du président américain ne soit pas au courant.

    Tao Wenzhao, spécialiste chinois des relations Chine/Etats-Unis, a commenté cette prétendue ignorance de Josh Earnest, en la qualifiant d'échappatoire, de tentative d'éviter de répondre.

    D'après lui, il est tout à fait naturel pour tous les pays qui sont marqués par cette date et surtout pour les principaux alliés de la guerre de vouloir commémorer l'anniversaire de la Grande Victoire ensemble. Et la Chine, bien qu'informée de l'emploi du temps chargé du président  américain, l'a bien évidemment invité pour célébrer cet événement crucial. En outre, le président chinois Xi Jinping prépare une visite d'Etat aux États-Unis en septembre, qui marquera la première visite d’Etat dans le pays d’un président chinois depuis 2011.

    Tao Wenzhao a souligné que Barack Obama avait "ignoré l'invitation et ne se rendrait pas à Pékin" pour commémorer cette date. "Malgré l'invitation, l'armée américaine ne prendra pas part au défilé militaire, bien que les États-Unis aient été les alliés de la Chine dans la guerre menée dans l'Océan Pacifique. Comme dans le cas du défilé sur la Place Rouge à Moscou le 9 mai, la Maison Blanche essaye de se distancier par une Grande Muraille des célébrations à Pékin".

    D'autres spécialistes soulignent le rôle de "papier de tournesol" de cette date cruciale pour mettre en évidence la relation entre grandes puissances et passé historique. Il est important de faire la distinction entre les confrontations actuelles et la vérité historique.

    La Maison Blanche a bâti une Grande Muraille américaine
    La Maison Blanche a bâti une Grande Muraille américaine

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    70e anniversaire de la Victoire, défilé, Défilé de la Victoire à Pékin (2015), présidence américaine, Yoshihide Suga, Tao Wenzhao, Susan Rice, Xi Jinping, Josh Earnest, Ban Ki-moon, Vladimir Poutine, Barack Obama, Chine, États-Unis, Russie
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