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    Réfugiés syriens

    L'Amérique latine, terre de cocagne pour les réfugiés syriens

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    Alors que les Etats de la zone euro sont en plein désarroi par rapport aux migrants bouleversant les équilibres dans le monde, de nombreux pays d'Amérique latine annoncent une politique volontaire en l'espèce, en exprimant leur détermination à accueillir et à aider les réfugiés syriens qui fuient la guerre.

    Au Venezuela, Nicolas Maduro, cité par la chaîne de télévision NTN24, a déclaré que son pays était prêt à héberger 20.000 syriens, et s'est dit avoir déjà demandé à la ministre des Affaires étrangères Delsey Rodriguez d'établir un dialogue avec la communauté syrienne.

    Un autre pays latino-américain, le Brésil, est ouvert à des personnes provenant des quatre coins de la terre, selon la présidente Dilma Rousseff. L'hétérogénéité ethnique est essentielle à la nation brésilienne, et le pays donc n'hésitera pas à accueillir des migrants fuyant la Syrie.

    Dans un plaidoyer univoque, la chef d'Etat brésilien s'est prononcée contre les barrières établies par les pays européens ces derniers temps, et a estimé que la tragédie récente, dont celle du petit réfugié syrien mort sur une plage turque, était due seulement à ces barrières.

    Aylan Kurdi. Archive photo
    © REUTERS / Kurdi family/Handout via Reuters

    L'année passée, le Brésil a établi un record, en accueillant plus de 2.000 réfugiés, essentiellement syriens. De plus, le pays a octroyé le statut de réfugié à 2.077 syriens dès que le conflit militaire a éclaté en Syrie, a rapporté le journal brésilien Estadão.

    Depuis que la Commission nationale brésilienne pour les réfugiés (Conare) a facilité le processus de l'octroi de visas aux migrants syriens, le Brésil est devenu un des pays les plus recherchés parmi ceux qui ont été poussés au chemin de l'exil.

    La quantité de visas octroyés à des réfugiés syriens dépasse pour le moment les chiffres dont se vantent les pays sud-européens, d'après Conare. Ainsi, l'Espagne est fière d'avoir hébergé légalement 1.335 syriens, l'Italie — 1.005, et le Portugal — 15.

    "Le Brésil respecte ses obligations internationales et celles prévues par la législation nationale — de donner un abri à ceux qui le nécessitent, " a fait valoir Beto Vasconcelos, le président de Conare.

    L'hospitalité latino-américaine

    D'autres pays d'Amérique latine ont également élaboré des programmes visant à aider les réfugiés fuyant la guerre civile qui dévaste leur pays natal. En Argentine, par exemple, "Le programme Syrie" est activement opérationnel depuis 2014 et a été prolongé vendredi dernier.

    Depuis hier, le Chili fait également partie des pays qui ont ouvert leurs portes aux migrants du Moyen-Orient.

    L'Uruguay, qui a été l'année passée le premier pays à accueillir 42 réfugiés syriens, incitant ainsi les autres à suivre son exemple, est agité actuellement par une rumeur apparue récemment dans les médias locaux: l'ex-président uruguayen José Mujica serait déterminé à abriter 100 syriens-orphelins dans sa propre maison, ce qu'il vient d'annoncer au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Pour le moment, le site du Commisariat est silencieux à ce sujet, mais la rumeur a suscité déjà une onde de commentaires dans les réseaux sociaux.

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    Tags:
    crise migratoire, migrants, Dilma Rousseff, Uruguay, Chili, Amérique latine, Venezuela, Brésil
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