International
URL courte
16524
S'abonner

L'armée turque est entrée mardi en territoire irakien, pour la première fois en quatre ans, après une série d'attaques des combattants kurdes, elle a éliminé "près de cent terroristes" kurdes, rapporte l'agence de presse Dogan.

Deux jours après une première embuscade à l'explosif à Daglica (sud-est de la Turquie), le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a réalisé une opération similaire mardi à l'aube contre un bus de la police, aux confins des frontières avec l'Arménie, l'Iran et l'Irak. Ces attaques, qui ont fait plus de 30 morts parmi les soldats et les policiers turcs, ont plongé la Turquie dans la violence.

Depuis dimanche soir, des chasseurs F-16 et F-4 de l'aviation turque ont pilonné les bases arrière du PKK dans les montagnes du nord de l'Irak, et des membres des forces spéciales ont franchi la frontière irakienne à la poursuite d'éléments du parti.

"Nous n'avons pas abandonné et nous n'abandonnerons pas cette nation à trois ou cinq terroristes", a affirmé Recep Tayyip Erdogan, cité par l'AFP.

Selon le président turc, "si Dieu le veut, la Turquie (…) réussira à se débarrasser de la peste terroriste".

Washington a également assuré, mardi, le gouvernement turc de son "soutien", mais a insisté sur l'"importance, pour la Turquie et le PKK, de reprendre leur processus pour parvenir à une solution pacifique", a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest.

L'escalade du conflit a débuté fin juillet, lorsqu'Ankara a ordonné des frappes aériennes contre le PKK en représailles à des attaques de l'EI contre ses forces de sécurité. Ces violences qui ont fait voler en éclats les discussions de paix engagées à l'automne 2012, sont depuis quotidiennes. Selon le dernier bilan compilé par la presse favorable au gouvernement, une centaine de soldats ou de policiers et un millier de combattants kurdes ont péri depuis la fin juillet.

Lire aussi:

Turquie: un bus saute sur une mine
Pro-turque ou pro-kurde? Berlin ne sait plus sur quel pied danser
Turquie: Erdogan juge "impossible" la poursuite du dialogue avec les Kurdes
Tags:
opération militaire, Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Josh Earnest, Recep Tayyip Erdogan, Turquie, Irak, États-Unis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook