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Un an après le début de l'opération internationale contre l'Etat islamique, les djihadistes semblent avoir renforcé leurs positions sur le terrain.

Le 10 septembre 2014, le président américain Barack Obama annonçait le début d'une campagne "universelle et permanente" ayant pour objectif l'"élimination complète" du groupe EI. Auparavant, des drones et des avions de combats américains avaient commencé à attaquer les positions des islamistes en riposte à l'exécution de deux journalistes américains retenus en otages pendant une longue période.

Depuis lors, les Etats-Unis et leurs alliés au sein de la coalition anti-EI ont effectué plus de 6.700 frappes aériennes contre les djihadistes, ce qui a coûté près de 3,7 milliards de dollars au total, soit 9,9 millions USD par jour. Ces attaques ont permis de détruire des milliers de véhicules de combats, de dépôts de munitions et des puits de pétrole appartenant au groupe terroriste, tandis que le nombre d'extrémistes abattus est évalué à environ 8.500.

Cependant, cette intervention s'est avérée insuffisante pour endiguer la propagation de l'EI en Syrie comme en Irak, où l'organisation contrôle aujourd’hui de vastes pans de territoires. Le groupe, connu pour sa brutalité extrême et sa barbarie, ne renonce pas à l'idée d'étendre son califat islamique et a récemment procédé à l'émission de sa propre monnaie censée "concurrencer le dollar", selon ses idéologues financiers.

Parmi les principaux revers subis par Washington dans sa lutte anti-EI figure notamment l'échec du programme d'entraînement d'opposants syriens considérés comme "modérés" en vue de les rendre plus aptes à combattre les islamistes en Syrie.

Initialement, le Pentagone comptait former, avant fin 2015, au moins 5.000 combattants dans des camps situés en Turquie, en Jordanie, en Arabie saoudite et au Qatar. Portant, pour le moment, seuls 200 opposants ont reçu la formation nécessaire. Pire, le premier groupe de ces nouvelles recrues qui comptait 54 personnes a connu un sort tragique après leur rentrée en Syrie: la plupart d'entre eux sont soit morts soit portés disparus.

Dans le même temps, les civils continuent à périr dans les zones sous contrôle de l'Etat islamique. Des gens innocents trouvent la mort des mains des terroristes aussi bien que dans les frappes menées par la coalition internationale. Uniquement en Syrie, les djihadistes ont exécuté plus de 3.000 personnes, dont plus de 700 enfants, tandis que plus de 450 civils, dont une centaine de mineurs, ont été tués dans les bombardements de la coalition.

Non M. Obama, le dollar ne peut pas tout!
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Non M. Obama, le dollar ne peut pas tout!

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Tags:
civils, intervention, lutte antiterroriste, coalition, opposition, frappe aérienne, victimes, islamisme, terrorisme, djihadisme, Etat islamique, Pentagone, Bachar el-Assad, Barack Obama, Syrie, Irak, États-Unis
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