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    L'UE s'accorde sur l'accueil de 120.000 réfugiés

    © AFP 2017 Armend Nimani
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    Crise migratoire (779)
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    Quatre pays ont voté contre le nouveau principe de répartition des migrants adopté par le Conseil de l'UE sur les réfugiés.

    Les ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'UE se sont mis d'accord mardi à Bruxelles sur la répartition de 120.000 migrants entre les vingt-huit pays membres de l'Union, a annoncé la présidence luxembourgeoise de l'Union.

    "Selon la nouvelle entente, 66.000 personnes seront relocalisées depuis la Grèce (15.600) et l'Italie (50.400) dans toute l'Union. Les 54.000 autres personnes seront relocalisées depuis la Grèce et l'Italie, dans la même proportion, un an après l'entrée en vigueur de cette décision", est-il indiqué sur un site officiel de l'UE.

    La Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et la République tchèque ont voté contre le nouveau plan et la Finlande s'est abstenue.

    "Aujourd'hui il y a une solution. Une solution qui a fait l'objet d'un rassemblement d'une écrasante majorité des pays de l'UE. Cette décision que nous avons prise est entièrement conforme aux valeurs de l'UE parce qu'elle repose sur de la solidarité entre les pays de l'UE (…) et sur de la responsabilité", a déclaré mardi le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lors d'un point presse conjoint avec son homologue allemand Thomas de Maizière, à l'issue de la réunion du Conseil sur les réfugiés.

    Selon M.Cazeneuve, "les décisions d'aujourd'hui ne concernent pas simplement la relocalisation de 120.000 réfugiés entre les pays de l'UE, elles concernent aussi les modalités de mise en œuvre de cet équilibre entre générosité, humanité et fermeté, parce que sans cet équilibre il n'y aura pas de possibilité pour l'Europe de faire face au contexte migratoire".

    "L'Europe ne peut pas accueillir l'ensemble de ceux qui sont aujourd'hui dans les camps de réfugiés. Il y a de ce point de vue là un travail important à faire avec la Turquie, avec la Jordanie, avec le Liban", a-t-il ajouté.

    La France et l'Allemagne appellent à "mettre en place de véritables centres d'accueil et de contrôle des frontières extérieures de l'UE. Ces centres doivent permettre l'enregistrement des réfugiés et la rétention de ces derniers jusqu'à cet enregistrement, mais aussi permettre la reconduite à la frontière de ceux qui relèvent de l'immigration économique irrégulière vers les pays d'origine", a conclu le ministre français.

    La réunion de mardi précède un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-huit, prévu pour le 23 septembre à Bruxelles. Convoqué à la demande de la chancelière allemande Angela Merkel, le sommet portera notamment sur l'octroi d'une aide à la Turquie et aux autres pays du Proche-Orient, ainsi que le renforcement du contrôle aux frontières extérieures de l'UE.


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    Tags:
    migrants, réfugiés, Union européenne (UE), Bernard Cazeneuve, Luxembourg, Roumanie, Bruxelles, Italie, République tchèque, Grèce, Slovaquie, Finlande, Belgique, France, Allemagne
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