Ecoutez Radio Sputnik
    Rue à Londres

    Ministre britannique: l’unité de la société mise à l’épreuve par l’afflux de migrants

    © Flickr
    International
    URL courte
    Crise migratoire (779)
    121336190

    La ministre britannique de l'Intérieur a mentionné l'aggravation des problèmes de logement, le manque de places dans les écoles et un fardeau supplémentaire pour le système de santé comme conséquences possibles de l'afflux des réfugiés au Royaume-Uni.

    Les flux migratoires qui ne cessent d'augmenter rendent la construction d'une société unie impossible, a annoncé la ministre britannique de l'Intérieur Theresa May citée par le quotidien The Times.

    Parmi les conséquences négatives de l'afflux des migrants, Mme May a cité l'aggravation es problèmes de logement, le manque de places dans les écoles et un fardeau supplémentaire pour le système de santé, ce qui ne correspond pas "aux intérêts nationaux", selon la ministre.

    "Quand le taux de migration est trop élevé, quand la vitesse des changements est trop grande, il devient impossible de construire une société unie. C'est une charge pour les écoles, les hôpitaux et les principales infrastructures telles que l'immobilier", a fait remarquer Theresa May.

    "Afin de pouvoir répondre aux besoins accrus, nous devons construire près de 210.000 nouveaux bâtiments chaque année. Nous devons trouver 900.000 places dans les écoles d'ici 2024. Et aujourd'hui, des milliers de personnes en recherche d'emploi restent au chômage pour différentes raisons", a-t-elle expliqué.

    Migrants
    © AP Photo/ Alexander Zemlianichenko
    Selon l'OCDE, l'Allemagne et le Royaume-Uni restent des pays accueillant le plus grand nombre de migrants au sein de l'UE. Ainsi, l'afflux de migrants vers les deux pays a augmenté de 24% en 2014, l'Allemagne ayant accepté près de 1,3 million de migrants et le Royaume-Uni 558.000.

    Le problème des migrants est un motif de préoccupation en Grande-Bretagne depuis plusieurs années. Tout d'abord, selon les Britanniques, les étrangers non-diplômés sont prêts à travailler à prix cassés, ce qui pèse à la baisse sur les salaires. Deuxièmement, l'afflux de migrants augmente la charge pour le système de santé et oblige les autorités à augmenter les dépenses sociales.

     

    Dossier:
    Crise migratoire (779)

    Lire aussi:

    Migrants: pas de murs à Athènes, mais plus de moyens
    Migrants: l'Allemagne traduit sa constitution en arabe
    République tchèque: la police confisque aux migrants leurs armes blanches
    Tags:
    santé, logement, politique, migrants, crise migratoire, Union européenne (UE), OCDE, Theresa May, Europe, Allemagne, Londres, Royaume-Uni
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik