International
URL courte
21291
S'abonner

L'hôpital de MSF situé à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, a été en partie détruit par les forces US le 3 octobre. Le bombardement, qui a duré près d'une heure, a fait 22 morts et 37 blessés parmi les médecins et les patients.

Les affirmations sur la présence de talibans dans l'hôpital de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) détruit par les Etats-Unis le 3 octobre dernier à Kunduz sont absurdes, a déclaré mardi Meinie Nicolai, présidente du centre opérationnel de MSF à Bruxelles.

"Dire qu'il s'agit d'une base des talibans est absurde. C'était un hôpital neutre placé sous protection. Il n'abritait que des patients et des employés (…). Aucun d'eux n'était armé", a indiqué Mme Nikolai.

"Plus de 100 patients et près de 70 employés de MSF se trouvaient à l'hôpital (…). Six malades sont morts au service des soins intensifs de l'hôpital, plusieurs patients dont des enfants ont brûlé vifs dans leurs lits. 12 employés de MSF ont aussi été tués", a précisé la responsable de MSF.

Le gouverneur de la province de Kunduz, Hamdullah Danishi, avait antérieurement déclaré que l'hôpital servait de base pour les talibans qui menaient des tirs depuis son territoire.

L'hôpital de MSF situé à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, a été en partie détruit le 3 octobre dernier, suite à une frappe effectuée par l'Otan. Le bombardement, qui a duré près d'une heure, a fait 22 morts et 37 blessés parmi les médecins et les patients. Le général John Campbell, commandant en chef des troupes US et de l'Otan en Afghanistan a reconnu que l'hôpital avait été bombardé par les forces armées des Etats-Unis.

Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a estimé que si cette frappe est reconnue comme délibérée, elle pourrait "constituer un crime de guerre".

Lire aussi:

Les Etats-Unis reconnaissent avoir bombardé l’hôpital de MSF
Hôpital bombardé: les USA tentent de rejeter la faute sur les autorités afghanes
Dupond-Moretti garde des Sceaux, «une déclaration de guerre à la magistrature», selon un syndicat
Un épidémiologiste de l’Institut Pasteur met en garde la France
Tags:
frappe aérienne, bombardements, Médecins sans frontières (MSF), Meinie Nicolai, Kunduz, Afghanistan, États-Unis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook