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    Sur le débris du hall de mariage après le raid meurtrier au Yémen, juillet, 10, 2015

    Au Yémen, 95% de civils tués lors des frappes aériennes

    © AFP 2017 Mohammed Huwais
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    Opération militaire au Yémen (2015) (122)
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    Un secrétaire général adjoint de l'Onu appelle à enquêter au plus vite le récent raid meurtrier sur une fête de mariage au Yémen.

    Le secrétaire général adjoint de l'Onu Stephen O'Brien a appelé à procéder à une enquête rapide et transparente sur le raid meurtrier sur une fête de mariage au Yémen qui a emporté les vies de 51 personnes le 7 octobre.

    "J'appelle à une enquête rapide, transparente et impartiale sur cet incident. Les parties au conflit, à savoir les Etats et les formations armées non gouvernementales, doivent assumer une responsabilité réelle. Cela est nécessaire pour mettre en pratique le principe de protection de la population civile instauré par le droit international", a-t-il déclaré (traduit du russe — ndlr.).

    Selon M. O'Brien, dans 95% des cas, ce sont les civils qui sont les victimes des armes explosives dans les villes du Yémen. Plus de la moitié des frappes sont menées sur des quartiers densément peuplés, ce qui alourdit le nombre de victimes parmi les civils.

    D'après le dernier bilan, le bombardement effectué mercredi au Yémen, imputé à la coalition sous commandement saoudien, a fait 51 morts dans une fête de mariage. L'incident s'est produit à Sanban, à 100 km au sud de la capitale Sanaa, contrôlée par les rebelles chiites Houthis. La coalition a démenti avoir mené une opération à Dhamar.
    Le 28 septembre, 131 personnes, dont des femmes et des enfants, avaient été tuées dans un raid sur une fête de mariage dans la région de Mokha (sud-ouest).

    Les affrontements entre les autorités yéménites et les insurgés houthis se sont intensifiés en août 2014. En janvier 2015, la branche armée des Houthis, Ansar Allah, s'est emparée de la capitale du pays. Le président Abd Rabo Mansour Hadi s'est d'abord réfugié à Aden, mais la prise de cette ville par les insurgés chiites le 25 mars l'a contraint à quitter le pays.

    Répondant à l'appel du président en exil, l'Arabie saoudite soutenue par Bahreïn, le Qatar, le Koweït et les Emirats arabes unis a lancé le 26 mars l'opération aérienne Tempête décisive (Tempête de fermeté) contre les Houthis. L'Egypte, la Jordanie, le Maroc et le Soudan ont également rejoint la coalition.

    Le 21 avril, l'Arabie saoudite a annoncé la fin de l'opération qui a permis de détruire les armes balistiques se trouvant entre les mains des Houthis, liés à l'Iran, et des militaires fidèles à l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh. La coalition a également annoncé le lancement, à partir du 22 avril, d'une nouvelle opération au Yémen baptisée Renaissance de l'espoir destinée à rétablir le processus politique, à combattre le terrorisme et à mettre fin aux activités militaires des Houthis.

    Dossier:
    Opération militaire au Yémen (2015) (122)

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    Tags:
    ONU, Yémen
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