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    Portrait de Abou Bakr al-Baghdadi

    Le cheikh invisible: ce que l'on sait sur le leader de l'EI

    CC BY 2.0 / Thierry Ehrmann
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    Le chef du groupe terroriste l'Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi a été blessé dans une frappe aérienne des forces irakiennes, dimanche, et a été hospitalisé. Son avenir est inconnu. Son passé, dont vous trouverez les détails dans cet article, est également tenu secret.

    Un fantôme inconnu 

    Suite à l'intervention d'Abou Bakr al-Baghdadi à Mossoul, en Irak, au cours de laquelle le leader de l'EI avait annoncé la création du califat, ses photos se sont répandues dans le monde entier. 

    Pourtant, il existe seulement deux photos sur lesquelles la personne de M.al-Baghdadi est officiellement confirmée. L'une d'elle appartient au gouvernement irakien, et l'autre, prise après l'arrestation du rebelle, se trouve dans les archives militaires américaines. Parallèlement, dans les réseaux sociaux une énorme quantité de photos circulent sur lesquelles apparaîtrait le chef de l'EI. Mais il est impossible de les confirmer, ce qui ne permet pas de percer le mystère du personnage.

    Historien de l'islam 

    D'après les services spéciaux américains et irakiens, le futur chef de l'EI a étudié l'histoire de l'islam dans une des universités de Bagdad quand il était jeune, possiblement à l'Université de l'Irak, où il a reçu le titre de docteur en islam. Les gens qui connaissaient Abou Bakr al-Baghdadi durant ses études font remarquer qu'il n'a jamais possédé un caractère de leader. "Il était silencieux, timide, passait tout son temps seul", confie son condisciple le Cheikh Ahmed al-Dabash, l'un des fondateurs de l'Armée islamique d'Irak.

    Il dit connaître en personne tous les chefs de la clandestinité, mais pas M. Baghdadi.

    "Il était sans intérêt. Parfois, il priait dans une mosquée sans que personne ne le remarque", a dit M. al-Dabash dans une interview au quotidien britannique The Telegraph.

    Notre Messi

    Pourtant, cet étudiant calme et presque invisible s'exprimait à travers le football.

    "Il brillait sur le terrain de football, il était  notre (Leo) Messi (footballeur argentin, ndlr). C'était le meilleur joueur", a confié le paroissien de la mosquée de Mobchi pour l'équipe de laquelle jouait le futur leader de l'EI.

    La cible numéro un

    En octobre 2011, le département d'État des Etats-Unis a officiellement inscrit Abou Bakr al-Baghdadi dans la liste des terroristes les plus dangereux. Washington promettait une récompense ferme de 10 millions de dollars pour sa capture ou même pour toute information à son sujet.  Les américains n'ont été prêts à payer plus – soit 25 millions de dollars – pour des renseignements sur le terroriste numéro un qu'après la mort d'Oussama ben Laden, le chef d'Al —Qaïda Ayman al-Zaouahiri.

    L'un des plus puissants du monde

    En 2014, leader de l'Etat islamique autoproclamé, Abou Bakr al-Baghdadi figurait au 54e rang du classement "Forbes" des personnalités les plus puissantes. Les auteurs du classement ont surtout remarqué le temps record qu'avait pris l'EI pour étendre son territoire. Dans des délais minimes, les rebelles avaient pu s'emparer d'une grande partie de la Syrie de l'Est et de l'Ouest de l'Irak. Il a été également remarqué pour le succès financier du groupe terroriste. Ainsi, d'après le magazine, la vente de pétrole sur le marché noir aurait rapporté un million de dollars chaque jour à l'EI. 


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    Tags:
    historien, islam, terrorisme, pétrole, Armée islamique d'Irak, Forbes, Etat islamique, Ahmed al-Dabash, Abou Bakr al-Baghdadi, Bagdad, Mossoul, Syrie, Irak
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