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    Dilma Rousseff, Oct. 13, 2015

    La présidente brésilienne accuse l’opposition d’ourdir un coup d’Etat

    © AP Photo / Nelson Antoine
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    La présidente brésilienne Dilma Rousseff n’entend pas reculer sous la pression de ses adversaires politiques favorables à son départ anticipé de la présidence, a-t-elle déclaré lors d’un meeting à Sao Paolo, au sud-est du Brésil.

    "Il est bien évident que l'opposition cherche à saper le fonctionnement normal des institutions d'Etat", a souligné la présidente.

    Mme Rousseff a également fait remarquer que certains chefs de l'opposition avançaient des "arguments absolument fallacieux" et "menaient un jeu malhonnête" en cherchant à lancer une procédure d'impeachment contre la chef d'Etat.

    "En visant non seulement la chef d'Etat, mais aussi le programme politique du Parti des travailleurs (PT) actuellement au pouvoir, les tentatives de destitution de la présidente n'ont aucune base juridique", a-t-elle relevé.

    "Ce qui était auparavant considéré comme des divergences s'est transformé en régression politique, et ce n'est que du putschisme au plus pur sens du terme", a souligné la présidente.

    Il y a quelques jours, le représentant de la Cour Suprême du Brésil Teori Zavascki a adopté une résolution considérant comme illégale la stratégie à laquelle recourent les adversaires politiques de la présidente favorables à sa démission anticipée. Cependant, les chefs de l'opposition n'abandonnent pas leurs projets et accusent Mme Rousseff d'irrégularités financières qui auraient eu lieu au cours de son précédent mandat.

    La présidente est toutefois "déterminée à se battre pour conserver son mandat présidentiel", qui expire le 1er janvier 2019.

    "Je suis la présidente qui a été élue par le peuple sur la base d'élections libres et équitables", a-t-elle relevé.

    La contestation des résultats de l'élection présidentielle d'octobre 2014 remportée par Dilma Rousseff est inspirée et attisée par l'opposition, a de son côté estimé le député brésilien fédéral Paulo Pimenta, membre du Parti des travailleurs (PT) de l'Etat du Rio Grande do Sul.

    "Nous mobilisons la société brésilienne pour résister à toute tentative de coup d'Etat, tout en renforçant l'Etat de droit et les valeurs démocratiques", a déclaré M.Pimenta dans une interview exclusive accordée à Sputnik Brésil.

    Et d'ajouter que l'opposition se servait des réseaux sociaux pour essayer de déboulonner le gouvernement et de torpiller ses initiatives.

    "Dans ses efforts pour contester la victoire de Dilma Rousseff, l'opposition radicale s'applique à inciter la haine au sein de la société et à déclencher des protestations contre la politique de l'ancien président Lula et de l'actuelle présidente du pays (…). Refusant de reconnaître sa défaite, l'opposition ne recule devant rien pour reconquérir le pouvoir", a constaté le parlementaire.

     

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    Tags:
    opposition, coup d'Etat, Dilma Rousseff, Amérique latine, Brésil
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