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L'Etat islamique (2014) (1131)
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Selon la Maison Blanche, la Russie a sa propre stratégie de lutte contre l'EI qu'elle réalise de façon autonome, sans consultations avec la coalition occidentale.

L'absence de volonté côté russe "d'apporter une contribution constructive" dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) constitue la raison pour laquelle Washington a refusé d'accueillir une délégation russe afin d'évoquer conflit syrien, a annoncé Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche, lors d'une conférence de presse.

"L'objectif de cette délégation, selon le président Poutine, était la coordination de la coopération militaire entre les Etats-Unis et la Russie. Nous avons dit que cela ne nous intéressait pas tant que la Russie ne montre pas l'envie d'apporter une contribution constructive dans notre lutte contre l'EI", a-t-il fait savoir.

M. Earnest a fait remarquer que les appels de Moscou à la coopération "n'ont pas été entendus non seulement par les Etats-Unis, mais également par les 65 autres membres de la coalition internationale antiterroriste qui lutte contre l'EI".

La Russie a sa propre stratégie de lutte contre le groupe djihadiste qu'elle réalise de façon autonome, a-t-il ajouté.

Le porte-parole a qualifié l'opération de l'Armée de l'air russe en Syrie d'"actions unilatérales" de la part de Moscou qui, selon lui, "confirment l'isolement de la Russie".

"Les seules personnes avec qui ils (la Russie, ndlr) coordonnent leurs actions" sont le gouvernement de Bachar el-Assad et "les Iraniens qui ont cherché à déstabiliser la Syrie, se transformant ainsi en cible pour les Etats-Unis et les sanctions internationales", a fait remarquer le porte-parole de la Maison Blanche, tout en soulignant que Washington n'avait pas l'intention d'y participer.

"Nous saluerions une contribution constructive de la Russie en accord avec les efforts internationaux visant la lutte contre l'EI. Mais la Russie a d'autres plans", a affirmé M.Earnest.

M.Peskov a annoncé mardi que le président Vladimir Poutine avait nommé le premier ministre Dmitri Medvedev à la tête d'une délégation réunissant des responsables de l'Etat-major général des Forces armées et des services secrets russes. Elle devait se rendre à Washington pour évoquer la crise syrienne.

Pourtant, les Etats-Unis ont refusé mercredi d'accueillir la délégation.

Le Kremlin a déploré le refus des Etats-Unis de mener un dialogue avec la Russie. "Nous ne pouvons qu'exprimer nos regrets. Tout refus de dialoguer, surtout quand il s'agit d'une situation aussi complexe que ce que nous voyons en Syrie, ne contribue pas à la libération du pays et de la région du soi-disant Etat islamique", a indiqué le porte-parole du président russe Dmitri Peskov.

 

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Tags:
stratégie, coopération, lutte antiterroriste, coalition, dialogue, politique, frappe aérienne, présidence américaine, Etat islamique, Dmitri Medvedev, Dmitri Peskov, Vladimir Poutine, Washington, Proche-Orient, Moscou, Syrie, États-Unis, Russie
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