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    Le premier ministre russe Dmitri Medvedev

    Medvedev: non, la Russie ne lutte pas pour "sauver Assad" en Syrie

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    Dans sa lutte contre le terrorisme en Syrie, la Russie défend ses propres intérêts, selon le premier ministre russe.

    La Russie combat en Syrie non pour protéger des leaders concrets, mais pour défendre ses intérêts nationaux en luttant contre le terrorisme, a déclaré samedi le premier ministre russe Dmitri Medvedev dans une interview accordée à la chaîne télévisée Rossia-1.

    Accusé de soutenir le président Bachar el –Assad, plus que de défendre les intérêts de Moscou, le chef du gouvernement russe a répondu: "C’est tout à fait faux. C'est au peuple syrien de décider qui dirigera son pays. La population syrienne est multinationale, multiconfessionnelle et complexe. Donc,  c'est au peuple de choisir son président".

    "Actuellement, nous partons du fait qu'Assad est le président légitime. D’ailleurs, j'ai visité la Syrie et j’ai vu comment le pays vivait avant la guerre. Je voudrais vous dire que c'était un Etat normal, suffisamment moderne. Un Etat pacifique, vous avez absolument raison.  Un Etat où personne ne détruisait les monuments et où l'économie fonctionnait", a-t-il indiqué.

    "Alors qu'à présent, ce qui se passe en Syrie dépasse l’entendement", a déploré le chef du gouvernement russe.

    Il a rappelé la position annoncée par le président russe. "Il est évident que si les terroristes ne sont pas éliminés dans ce pays (Syrie, ndlr) ils viendront en Russie. Deuxième raison, c'est que les autorités légitimes nous ont adressé une demande (d'intervenir en Syrie, ndlr). Voilà, c'est notre position", a souligné le premier ministre.

    Selon lui, la Russie, les Etats-Unis et tous les pays intéressés à la paix dans cette région et en Syrie doivent évoquer en priorité les questions politiques.

    "Peu importe qui sera le dirigeant. Mais nous ne voulons quand-même pas que ce soit l'EI qui dirige la République syrienne? Ai-je raison?  Il doit s'agir d'un pouvoir civilisé et légitime. C'est justement ces problèmes que l'on devrait évoquer", a conclu le chef du gouvernement russe.

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    Dmitri Medvedev, Syrie
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