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Un blindé de l'équipe américaine d'investigation a écrasé les portes de l'hôpital de MSF en Afghanistan, bombardé le 3 octobre par l'armée américaine. D'après le Pentagone, les militaires devaient évaluer l'intégrité structurelle des portes. Pourtant, cet incident aurait fait disparaître toutes les preuves liées au drame du 3 octobre.

D'après le capitaine Jeff Davis, porte-parole du Pentagone, un char afghan avec des militaires américains à son bord a démoli les portes de l'hôpital de l'organisation internationale Médecins sans frontières (MSF) jeudi 15 octobre pour accéder à l'intérieur. Les militaires l'ont fait parce qu'ils n'étaient pas prévenus qu'il y avait des gens dans personnel à l'hôpital. Ils étaient censés évaluer la résistance de la structure du bâtiment endommagé le 3 octobre.

M. Davis a assuré que les États-Unis devraient compenser les dommages.

"Ils l'ont fait. Mais ils n'auraient pas dû le faire. Ils auraient dû se coordonner à l'avance et ils vont corriger la situation et s'assureront que les portes seront réparées", a souligné  Jeff Davis, cité par l'agence Associated Press.

L'hôpital de MSF situé à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, a été en partie détruit le 3 octobre dernier, suite à une frappe effectuée par l'Otan. Le bombardement, qui a duré près d'une heure, a fait 24 morts et 37 blessés parmi les médecins et les patients. Le général John Campbell,

 commandant en chef des troupes US et de l'Otan en Afghanistan a reconnu que l'hôpital avait été bombardé par les forces armées des Etats-Unis.

MSF a exigé le lancement d'une enquête internationale sur le bombardement par les Etats-Unis de son hôpital. Des représentants du MSF ont rapporté s'être adressés à 76 pays ayant rejoint la Commission internationale humanitaire d'établissement des faits, dont la Russie fait partie depuis le 29 septembre 1989.

Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a estimé que si cette frappe est reconnue comme délibérée, elle pourrait "constituer un crime de guerre".

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Tags:
hôpital, Médecins sans frontières (MSF), Pentagone, Afghanistan, États-Unis
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