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    L'ancien président américain Jimmy Carter

    Syrie: Jimmy Carter propose son aide à Moscou

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    L'ancien président américain Jimmy Carter a ironisé sur ses contacts avec le président russe. D'après lui, il aurait proposé d'envoyer des cartes précises des positions de l'EI pour que l'aviation russe puisse atteindre de "bonnes cibles".

    L'ex-président américain a parlé de sa proposition d'envoyer au président russe des cartes précises, lors de son intervention à l'occasion de l'ouverture d'une école du dimanche dans l'état de Géorgie, au Sud des États-Unis.

    Jimmy Carter dit bien connaître le président russe Vladimir Poutine, avec lequel il a une passion commune: la pêche à la mouche.

    Quand ils se sont rencontrés en mai avec M. Poutine et d'autres dirigeants mondiaux pour discuter de la crise en Syrie et en Ukraine, le président russe lui a donné son numéro de téléphone pour échanger sur "son expérience de la pêche à la mouche, surtout en Russie", a précisé l'ex-président américain.

    La guerre civile en Syrie, où, comme les autorités américaines l'affirment, la Russie a bombardé des rebelles et des groupes soutenus par les États-Unis plutôt que le groupe terroriste Etat islamique, a aussi fait l'objet de leurs conversations.

    M. Carter a alors affirmé en souriant qu'il avait envoyé la carte des positions de l'EI en Syrie à l'ambassade russe, faites par le Carter Center, pour que la Russie puisse améliorer la précision de ses frappes.

    "Jeudi, j'ai envoyé un message (à Vladimir Poutine) pour lui demander s'il voulait avoir une copie de notre carte pour qu'il puisse mener des frappes en Syrie avec plus de précision, et puis, vendredi, l'ambassade russe à Atlanta m'a appelé, à Washington je veux dire, pour me dire qu'ils aimeraient beaucoup avoir cette carte", a expliqué M. Carter dans la vidéo répendue pour la première fois par NBC News.

    "Sachez que désormais  si la Russie bombarde au mauvais endroit, ce n'est pas de la faute à Poutine, mais de ma faute", a-t-il ajouté.

    C'est ainsi que l'ancien président a tourné au ridicule la mauvaise volonté de Washington de coopérer avec Moscou en Syrie, sur fond d'affirmations constantes selon lesquelles la Russie ne frappe pas les bonne cibles. 

    La porte-parole du Pentagone Elissa Smith a refusé de confirmer ou d'infirmer si Jimmy Carter avait vraiment envoyé les cartes.

    "Je ne peux pas dire si quelqu'un au Pentagone a été prévenu que le Centre Carter a envoyé les cartes à l'ambassade russe", a-t-elle répondu dans un mail.

    Dans son entretien récent pour la chaîne russe NTV, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a également souligné, cette fois sur 

    un ton très sérieux, que la Russie proposait de coordonner les actions mais que ses collègues américains refusaient systématiquement.

    M. Lavrov a noté que les États-Unis refusaient en outre de montrer quelles étaient les bonnes cibles qui nuiraient le plus à l'EI, alors qu'ils critiquent les actions russes.

    Pas de réponse non plus quant à la demande russe de montrer où il ne faut pas mener des frappes pour contribuer au renforcement de l'opposition que la Russie "affaiblit".


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    Tags:
    pêche à la mouche, carte de positions, soutien, aide, frappe aérienne, Etat islamique, Jimmy Carter, Sergueï Lavrov, Syrie, États-Unis, Russie
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