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Ecarter du pouvoir le président syrien Bachar el-Assad aboutirait à ouvrir les portes de Damas aux djihadistes de l'EI, estime l'ancien ministre français de la Défense Jean-Pierre Chevènement.

On ne pourra venir à bout du groupe djihadiste Etat islamique (EI) qu'avec le concours du gouvernement syrien actuel et le dialogue avec la Russie, estime l'ancien ministre français de la Défense Jean-Pierre Chevènement dans un article publié par l'hebdomadaire l'Hémicycle.

L'ancien ministre considère que Bachar el-Assad est un "dictateur brutal", mais "son élimination aboutirait à ouvrir les portes de Damas à Daech", qui représente une menace non seulement pour les pays musulmans, mais également pour la Russie et l'Occident.

Selon l'ex-ministre, il n'y a pas d'opposition modérée en Syrie.

"D’un côté, les frappes opérées par la coalition internationale dirigée par les États-Unis ont montré leur insuffisance. De l’autre, les alliés en Syrie, qu’on dit "modérés", n’existent pas", écrit-il.

"L'"Armée de la conquête", soutenue par l’Arabie saoudite et par la Turquie, et présente dans le nord-ouest de la Syrie, n’est pas une alternative. Elle est en fait composée pour l’essentiel d’un groupe djihadiste, al-Nosra, qui est une filiale syrienne d’Al-Qaïda, et d’un groupe salafiste Ahrar al-Sham", explique l'ex-ministre.

"Faut-il préférer Al-Qaïda à Daech? Le recul et la disparition de Daech ne pourront se faire sans le concours du régime de Bachar el-Assad, ni sans un dialogue avec la Russie, dont les frappes sont efficaces parce qu’elles sont coordonnées avec les forces gouvernementales à terre", a souligné l'ancien responsable français.

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Tags:
djihadisme, Jean-Pierre Chevènement, Syrie
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