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La France a réitéré son intérêt pour le gazoduc Nord Stream 2. Le groupe énergétique français ENGIE participera à la réalisation du projet, a déclaré le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak.

"Nous avons discuté des questions de coopération des compagnies russes et françaises. A savoir du plus grand projet réalisé avec une participation de la compagnie ENGIE, l'élargissement du gazoduc Nord Stream, le troisième et le quatrième tronçon. La France a confirmé son intérêt pour la réalisation du projet", a déclaré Alexandre Novak.

Alexandre Novak a rencontré le 28 octobre Ségolène Royal, ministre française de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie. Les ministres ont discuté d'une expérience réussie de coopération franco-russe dans le domaine de l'industrie énergétique. Ils ont notamment mentionné le projet Yamal LNG, dont l'un des participants est l'entreprise Total, et le Nord Stream-2, dont l'un des actionnaires est l'ENGIE.

Le 4 septembre 2015, l'opérateur gazier russe Gazprom a signé un accord sur la construction du gazoduc Nord Stream 2 dans le cadre du Forum économique oriental à Vladivostok (Extrême-Orient russe), a annoncé un haut responsable de l'une des parties signataires.

Outre Gazprom (51% des parts de la nouvelle société), Nord Stream 2 implique les allemands E.ON et BASF via sa filiale Wintershall, l'anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, l'autrichien OMV (10 % chacun), ainsi que le français ENGIE (ex-GDF Suez; 9%). Tous ont signé un pacte d'actionnaires sur Nord Stream 2, projet qui prévoit la construction d'un nouveau système de gazoduc similaire à celui de Nord Stream 1. C'est-à-dire en passant sous la Baltique et en tirant parti de l'expérience du premier système désormais opérationnel.

L'accord porte sur la construction de deux nouveaux gazoducs, dont le coût est estimé à 9,9 milliards d'euros au maximum, qui permettront d'augmenter la capacité de Nord Stream de 55 milliards de mètres cubes par an.

L'Allemagne sera le principal centre de redistribution du gaz russe en Europe et ce projet permettra de minimiser les livraisons de gaz via l'Ukraine. Kiev, pour sa part, sera privé des recettes du transit. Cette approche contraste avec la politique publique de Berlin, qui continue de soutenir Kiev. Mais les experts rappellent que l'Allemagne, pays clé de l'UE, peut se permettre un tel écart politique au profit de ses intérêts économiques.

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Tags:
coopération, gazoduc, Nord Stream 2, Alexandre Novak, Ségolène Royal, France, Russie
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