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    Le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond

    Londres a sous-estimé l’islamisme au nom du politiquement correct

    © AFP 2019 Fayez Nureldine
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    Le ministre des Affaires étrangères britannique a avoué que le gouvernement britannique fermait les yeux sur la propagation de l'activité extrémiste dans le pays au nom de "multiculturalisme".

    La Grande-Bretagne a réalisé trop tard le danger lié à l'extrémisme islamiste, a annoncé le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond lors d'une visite au Bahreïn.

    Selon lui, la montée en puissance des tendances extrémistes est le "défi principal" du monde contemporain.

    "En Grande-Bretagne, nous l'avons réalisé un peu trop tard, mais nous devons résister à toutes les formes d'extrémisme, et pas uniquement celles qui impliquent de la violence", a-t-il déclaré.

    "Nous avons reconnu à contrecœur le lien entre une forme agressive d'extrémisme et toutes les autres formes d'extrémisme. Pendant des décennies, nous avons à tort fait une différence entre ces deux formes. Au nom de multiculturalisme, nous avons toléré et même salué des idées, un modèle de comportement et l'activité d'organisations qui semaient la division et l'intolérance", a souligné le chef de la diplomatie britannique.

    Philip Hammond a expliqué que la stratégie de lutte antiterroriste du gouvernement comprendra entre autre l'examen des raisons de ce qui pousse "des jeunes hommes et femmes à refuser un bon travail et des perspectives afin de mourir sous le drapeau noir de l'Etat islamique".

    "Personne ne devient terroriste en une nuit. C'est tout un processus de radicalisation, c'est une voie qui commence par des expériences naïves avec un système des valeurs simplifié et qui finit par l'autodestruction", a-t-il ajouté.

    Il est à noter qu'un département spécial d'analyse de l'extrémisme a été créé au sein du ministère de l'Intérieur du Royaume-Uni afin de détecter les terroristes potentiels.

    Auparavant, les médias britanniques ont rapporté, en se référant à des sources au sein des services de renseignement, que près de 3.000 islamistes prêts à perpétrer des attentats à tout moment se trouvent sur le territoire du Royaume-Uni. La moitié des suspects habite à Londres, mais d'autres régions sont qualifiées de "problématiques", notamment le comté des Midlands de l'Ouest et la ville de Manchester (nord-ouest).

    Selon les dernières informations, plus de 28.000 ressortissants d'Europe, d'Asie et d'Amérique ont rejoint les rangs des organisations djihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, des hommes âgés de 15 à 35 ans pour la plupart, principalement motivés par l'idéologie extrémiste. Les autres raisons qui les poussent à se joindre aux djihadistes sont la rémunération ainsi que la lassitude liée à la vie quotidienne dans leurs pays d'origine.

    Début 2014, le groupe djihadiste Etat islamique cherche à créer un califat sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle. Il est à noter que les terroristes visent également les pays occidentaux. Ainsi, le nombre d'attentats dans les pays européens s'est considérablement accru en 2015.

     

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    Tags:
    lutte antiterroriste, extrémisme, violences, terrorisme, djihadisme, Etat islamique, Philip Hammond, Bahreïn, Proche-Orient, Royaume-Uni, Londres, Europe, Syrie
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