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Une longue enquête fédérale s'est terminée cette semaine obligeant deux entreprises américaines, Net Cracker et Computer Sciences Corporation, de payer des millions de dollars d'amende pour avoir embauché des programmeurs russes dans le but de créer un logiciel pour des systèmes de communication militaires sensibles.

L'entrepreneur John C.Kingsley a dit au tribunal qu'il avait appris "le rôle des Russes" seulement après avoir été nommé dirigeant de l'une de ces entreprises, en 2010. D'après M.Kingsley, le logiciel écrit par les programmeurs russes a rendu possible la contamination des systèmes de communication du Pentagone, annonce The Daily Beast.

"Au moins une fois, de nombreux virus auraient été chargés sur le système de l'Agence de défense des systèmes d'information (DISA), comme résultat du fait que le code avait été écrit par les programmeurs russes et installé sur les serveurs du système de la DISA", a-t-il écrit dans sa plainte au tribunal du district de Washington, en mars 2011.

Il a expliqué que c'est la cupidité qui avait amené les entrepreneurs à embaucher des programmeurs russes, car ces derniers avaient admis travailler pour un tiers du salaire qu'auraient demandé des programmeurs américains ayant l'accès nécessaire à l'information fermée.

Les entreprises ayant effectué ces travaux déclinent toutes les accusations, mais pour voir s'arrêter l'enquête qui a déjà duré quatre ans, ils sont prêts à payer une amende afin que l'affaire se règle par voie extra-judiciaire. Ainsi, Net Cracker payera 11,4 millions de dollars, alors que Computer Sciences en payera 1,35 million.

Mais, malgré les accords déjà obtenus, les observateurs du Daily Beast soulignent que le ministère américain de la Justice pourrait accuser les entreprises d'avoir commis une infraction pénale pour avoir embauché ces Russes qui semblent toujours être très dangereux mais pourtant si irremplaçables.

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Tags:
programmeur, virus informatique, Agence de défense des systèmes d'information (DISA), Computer Sciences, Net Cracker, Pentagone, John C. Kingsley, États-Unis, Russie
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