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Situation en Syrie (2014) (607)
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Tandis que les Etats-Unis envisagent d’intensifier leur campagne aérienne contre le groupe terroriste Etat islamique (EI), les alliés de Washington commencent à se détourner de la lutte contre les terroristes au Proche-Orient, rapporte le journal américain New York Times.

Au début de l'opération, la Maison Blanche a qualifié les frappes aériennes conjointes des Etats-Unis et de leurs alliés arabes de "signe de solidarité dans la lutte contre l'EI".

Cependant, au fur et à mesure que les Etats-Unis, qui ont envoyé des unités de forces spéciales pour soutenir les insurgés ainsi que plusieurs avions militaires en Turquie, "s'engagent dans la phase critique de la guerre en Syrie", les frappes aériennes contre l'EI sont en large majorité réalisées par les Etats-Unis eux-mêmes.

Les alliés arabes "ont préféré s'occuper d'autres problèmes", laissant Washington se débrouiller seul. De fait, ce n'est pas la première fois que la Maison Blanche est lâchée de la sorte par ses alliés, relève le quotidien.

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont dépêché une partie non-négligeable de leurs forces aérospatiales au Yémen dans le but de réprimer les rebelles houthis. La Jordanie s'est jointe à l'Arabie saoudite après l'exécution d'un de ses pilotes par l'EI. Quant au Bahreïn, ses dernières frappes aériennes remontent à février dernier. Et même si le Qatar continue à frapper l'EI, son implication dans le conflit reste minime.

Cependant, les alliés consentent toujours à ce que Washington se serve de leurs bases militaires, rappelle le journal.

L'engagement des alliés occidentaux des Etats-Unis dans le conflit syrien, tels que la France et l'Australie, bat lui aussi de l'aile. Cerise sur le gâteau, le nouvel premier ministre du Canada Justin Trudeau s'est engagé à retirer l'aviation canadienne de Syrie et à mettre fin à l'opération militaire, poursuit le NYT.

Jusqu'à présent, la part des frappes aériennes effectuées par les alliés arabes et occidentaux des Etats-Unis ne dépasse pas 5% en Syrie (sur 2.700 frappes réalisées) et 30% frappes en Irak (sur 5.100), souligne le journal.

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a auparavant déclaré que les Etats-Unis envisageaient d'intensifier la campagne militaire contre l'EI, mais la réalisation de ce projet butte sur des écueils de taille.

Edward Snowden
© REUTERS / Glenn Greenwald/Laura Poitras/Courtesy of the Guardian/Handout via Reuter
Pour la première fois depuis 2007, les Etats-Unis n'ont pas de porte-avions à leur disposition dans le golfe Persique. Etant donné que son arrivée est prévue pour la mi-décembre, Washington reste sans soutien depuis les airs.

D'ailleurs, aucun des alliés occidentaux des Etats-Unis n'envisage d'installer son aviation sur la base aérienne d'Incirlik en Turquie, ce qui permettrait de rendre les frappes aériennes contre les terroristes en Syrie et en Irak plus efficaces, écrit le NYT.

 

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Tags:
crise syrienne, alliés, frappe aérienne, Qatar, Proche-Orient, Arabie Saoudite, Canada, Australie, Yémen, Syrie, France, Irak, États-Unis
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