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    Lieu du crash de l'Airbus russe dans le Sinaï vu depuis un drone

    Les satellites US voient tout, mais uniquement si cela profite à Washington

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    Crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine (294)
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    Les Etats-Unis ont fait état d'un "flash de chaleur" pour étayer la piste de l'attentat terroriste contre l'Airbus russe en Egypte, mais dans le cas du Boeing malaisien abattu en Ukraine, ils n'ont toujours fourni aucune preuve démontrant la responsabilité des insurgés du Donbass.

    Il y a quelque chose de suspect dans la manière dont Washington présente les crashs d'avions civils liés (ou supposés liés) à la Russie, affirme Dave Lindorff dans son article mis en ligne sur le site OpEd News.

    A titre d'exemple, il cite la chaîne de télévision CNN qui a fait état d'un "flash de chaleur" enregistré par des satellites américains lors de la catastrophe de l'Airbus russe dans le Sinaï. Ce "flash" a poussé le renseignement américain à conclure à l'explosion d'une bombe à bord de l'avion.

    Dave Lindorff attire l'attention sur le fait que cette information a été publiée quelques jours après la tragédie. Or, il s'est écoulé près d'un an et demi depuis le crash du vol MH17 en Ukraine, mais les Etats-Unis n'ont toujours pas fourni une seule preuve à l'appui de leurs accusations contre les insurgés prorusses. Et pourtant, selon de nombreux experts, les mouvements dans le Donbass étaient surveillés à l'époque par plusieurs satellites américains.

    Dave Lindorff et d'autres sceptiques tels que le journaliste Robert Parry et l'ex-analyste de la CIA Ray McGovern remettent en cause la thèse selon laquelle les Etats-Unis possèdent des images satellites montrant un missile sol-air Bouk en train d'abattre le Boeing malaisien. Cependant, admet-il, il se peut que ces images existent pour de bon, mais qu'elles montrent quelque chose d'autre: par exemple, des soldats ukrainiens maniant un système Bouk. Et alors, peut-on attacher foi à l'information concernant le "flash de chaleur"?, demande le journaliste.

    Certes, écrit-il, les Russes finiront sans doute par trouver les preuves de la présence d'un explosif à bord de l'A321. Mais pourquoi évoquer une bombe si la déflagration pouvait parfaitement résulter de l'explosion d'un moteur ou du réservoir de carburant? La Maison-Blanche estime probablement qu'en entendant parler d'une bombe à bord de l'Airbus, les Russes mettront cette tragédie en rapport avec les actions de Poutine en Syrie, ce qui les disposera contre ce dernier.

    "Une chose est certaine: si les Etats-Unis surveillaient le Sinaï, où il n'y a pas de guerre, il ne fait aucun doute que leurs satellites surveillaient également l'Ukraine au moment du crash du vol MH17. Si Washington est prêt à annoncer que son satellite a enregistré l'explosion de l'A321, il doit également être prêt à montrer ce que ses satellites ont détecté dans le cas du Boeing abattu", affirme Dave Lindorff.

    "Le peuple américain et les gens du monde entier devraient réclamer cette information au gouvernement américain", conclut le journaliste.

    Dossier:
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    MH17, crash d'avion, Airbus A321, Sinaï, Donbass, Ukraine, États-Unis, Russie
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