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    Mohammed Emwazi, bourreau de l'EI

    La France et la Russie ont l’objectif commun qui est de casser Daech

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    L'Etat islamique (2014) (1131)
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    Après avoir refusé la proposition russe d'une coalition anti-EI, François Hollande a annoncé lundi qu'il rencontrerait sous peu Vladimir Poutine pour définir un cadre à "une grande et unique coalition" pour combattre l'Etat islamique.

    Après les attentats du 13 novembre, le chef de l'Etat français François Hollande ne tourne plus le dos à la Russie sur le terrain syrien, et le secrétaire général du Mouvement pour la France, Patrick Louis, a déclaré à Sputnik qu'il se félicitait d'une telle évolution.

    "L'Europe et singulièrement la France qui est un pays-ami de la Russie est rentrée dans le jeu de certains Américains qui voulaient créer un monde bipolaire, donc en opposant le bloc autour des Etats-Unis et de l’Europe et une partie de l’Asie contre la Russie", a indiqué M.Louis, ancien député européen du groupe Indépendance/Démocratie (2004-2009). 

    Et d'ajouter qu'on comprenait enfin qu’on avait fait une grande erreur et qu’il fallait au contraire se rapprocher de la Russie. 

    "C’est nécessaire, car nous avons des intérêts communs. Et je ne vois pas pourquoi on est des amis des pays qui sont très loin de nous et qu’on serait des ennemis des pays qui partagent en grande partie notre culture, c’est le cas de la Russie", a relevé l'ex-eurodéputé. 

    L'homme politique rappelle que la France et la Russie ont l'ennemi commun qui est Daech, que leur objectif commun est de casser Daech. 

    A cette occasion, l'ex-député européen attire l'attention sur le problème du wahhabisme, sur celui de l’interprétation falsifiée de l’islam.

    Après avoir refusé la proposition russe d'une coalition anti-EI, avoir dénoncé le double jeu de Moscou, allié de Bachar el-Assad, accusé les Russes de viser l'opposition syrienne modérée, plutôt que les combattants de l'EI, le président Hollande a annoncé lundi qu'il rencontrerait son homologue russe Vladimir Poutine  le 26 novembre pour définir un cadre à "une grande et unique coalition" pour combattre l'Etat islamique.

    Le président de la République a plaidé en faveur d'une "large coalition" avec Moscou et Washington. 

    Auparavant, l'ex-premier ministre et député du parti Les Républicains (LR) François Fillon a appelé François Hollande à abroger les sanctions antirusses afin d’unir les efforts dans la lutte contre l'EI. 

    En outre, il a pointé l'erreur fondamentale de Paris, qui est selon lui le refus d'une alliance avec les Russes et du dialogue avec les Iraniens. 

    A signaler que 92% des participants d'un sondage sur le site du Figaro se sont prononcés pour l'élargissement à la Russie de la coalition contre l'EI.

    Dossier:
    L'Etat islamique (2014) (1131)

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    Tags:
    islam, Parlement européen, Les Républicains (LR), Etat islamique, François Fillon, Vladimir Poutine, François Hollande, Patrick Louis, États-Unis, Syrie, Russie, France
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