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Menace terroriste en Europe (341)
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Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a raconté dimanche avoir vu le président français, François Hollande, "sous le choc" au Stade de France le 13 novembre lorsqu'ils ont appris que des attentats étaient en train d'être commis à Paris et que des kamikazes se faisaient exploser aux abords du stade, rapporte l'AFP.

M. Hollande était "sous le choc mais en même temps, très concentré et décidé" en apprenant l'ampleur du carnage en cours, décrit le chef de la diplomatie allemande dans un entretien à l'édition dominicale du Bild. 

Il assistait avec le dirigeant français au match France-Allemagne le soir des attentats qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés.

Quand les deux hommes, encore à la tribune, apprennent que trois kamikazes se sont fait exploser près du stade, ils "se demandent si les spectateurs peuvent dans ces circonstances rester sans informations et si le match ne doit pas être interrompu", poursuit M. Steinmeier.

Les nouvelles alarmantes sur des attentats dans Paris fusent alors "toutes les deux minutes", raconte-t-il. MM. Hollande et Steinmeier quittent quelques minutes la tribune pour un aparté mais les responsables de la sécurité les prient de revenir vite s'asseoir à leur place afin "d'éviter tout signe de nervosité dans le stade" parmi les spectateurs qui remarqueraient l'absence des dirigeants.

"Quand nous avons appris pour les attentats à Paris, personne ne savait comment la soirée allait se terminer. J'étais extrêmement préoccupé", relate encore le chef de la diplomatie, évoquant sa peur d'un mouvement de panique dans le stade où étaient réunis des dizaines de milliers de personnes.

François Hollande a été rapidement évacué du Stade de France. M. Steinmeier et son équipe ont été invités à rester pour éviter à tout prix que les supporteurs ne commencent à s'inquiéter ou même à paniquer. 

François Hollande
© AFP 2021 Alain Jocard

Après la mi-temps, "nous sommes retournés à nos places et pendant 45 minutes nous avons fait comme si nous nous intéressions au match", selon M. Steinmeier.

Jean-Paul Huchon, le président (PS) d'Ile-de-France, qui était tout près du président français quand les explosions ont retenti à Saint-Denis, a également témoigné à l'Express des évènements de cette soirée horrible.

"On sentait bien qu'il ne s'agissait pas d'un pétard", a-t-il confié. "L'air a vraiment vibré. Puis une minute plus tard, une nouvelle explosion, encore plus forte. On s'est dit que quelque chose se passait." 

Selon lui, aussitôt, les services de sécurité se sont précipités sur le chef de l'Etat, lui ont parlé brièvement et il s'est éclipsé avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Franck-Walter Steinmeier, sans un mot à ses ministres. "Son visage était préoccupé, témoigne Jean-Paul Huchon. Comme quelqu'un qui apprend que le cauchemar recommence."

Le 13 novembre au soir, plusieurs fusillades et attentats-suicide quasi simultanés ont visé six points de Paris et sa proche banlieue. Trois kamikazes ont notamment actionné leurs charges explosives près du Stade de France, à Saint-Denis. L’attaque la plus meurtrière a frappé la salle de concert du Bataclan, où les terroristes ont tiré à bout portant sur la foule. Le président François Hollande a décrété l'état d'urgence.

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Allemagne, France, Paris, Saint-Denis, François Hollande, Frank-Walter Steinmeier, Jean-Paul Huchon, Stade de France, explosion, attentat, kamikaze
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