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    Des combattants du groupe terroriste Etat islamique, Syrie, 2014

    Député français: intégrer la Russie, la Syrie et l’Iran à la grande coalition anti-EI

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    L'Etat islamique (2014) (1131)
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    Les problèmes de la Syrie et du terrorisme en général dépassent l'Otan. Ils sont du ressort des Nations unies, estime Michel Voisin, député Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale de France.

    On ne peut que regretter la destruction par la Turquie d'un avion russe engagé dans les opérations contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie, a déclaré à Sputnik le député LES-REP de la 4ème circonscription de l'Ain, Michel Voisin. 

    "Je regrette cet incident parce qu’aussi bien la Turquie que les Etats-Unis, la France et la Russie ont aujourd’hui un seul ennemi commun sur place qui s’appelle Daech (EI)", a rappelé M.Voisin. 

    Et d'ajouter qu'en ce qui concernait le pétrole, il semblait bien que c’était bien la Turquie qui se ravitaillait auprès de la production contrôlée par Daech.  

    "C’est d’ailleurs ce que j’ai appris, ce qu’on m’a confirmé au cours de mon déplacement en Syrie", a dit l'homme politique. 

    Selon M.Voisin, sa position qui est aussi celle d’un nombre assez important de députés français, la Russie, la Syrie, l’Iran doivent être intégrés dans la grande coalition mondiale qui mène des opérations conjointes contre l'Etat islamique. 

    "Il faut aussi demander la clarification de la position du Qatar et de l’Arabie saoudite", a-t-il indiqué. 

    Le député a regretté l'incident avec l'avion russe, en le qualifiant d'erreur, mais a appelé à ne pas attiser les tensions, mais à s'occuper plutôt de l'ennemi commun qu'est Daech. 

    "Le problème de Bachar el-Assad compte tenu de la position de François Hollande et d’autres est à voir après, car ce n'est pas le problème le plus urgent aujourd’hui", a souligné M.Voisin. 

    Il a relevé que le problème le plus urgent aujourd'hui, c’était le terrorisme qu'il fallait éradiquer. 

    "La Russie l'a payé avec l’explosion de son avion, chez nous à Paris, on a eu 130 morts et on a une centaine de blessés, dont beaucoup sont toujours en situation d’extrême urgence. On a eu Bamako, la Tunisie (…) Je pense que cette situation demande un effort extrêmement important en ce moment (…) Le reste peut attendre et peut être réglé par la suite, d’ailleurs avec une entente des membres de la coalition qui serait mise en place", a dit le député.  

    Et de conclure que les problèmes de la Syrie et du terrorisme en général dépassaient l'Otan, car ils étaient du ressort des Nations unies.  

    Le 24 novembre, un bombardier russe Sukhoi Su-24 engagé dans l'opération contre le groupe terroriste Etat islamique (EI) en Syrie s'est écrasé sur le territoire syrien, à 4 km de la frontière turque. Selon le président russe Vladimir Poutine, le Su-24 a été abattu dans l'espace aérien syrien par un missile air-air tiré par un chasseur turc F-16. Le président russe a considéré cet acte comme un "coup dans le dos" de la Russie.

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    Tags:
    terrorisme, crash d'avion, djihadisme, ONU, Assemblée nationale française, OTAN, Etat islamique, Michel Voisin, Qatar, Arabie Saoudite, Turquie, Iran, Syrie, France, États-Unis, Russie
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