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Réunis jeudi à Moscou, les dirigeants russe et français ont évoqué, entre autres sujets, la lutte antiterroriste et l'incident impliquant un bombardier Su-24 russe abattu par un F-16 turc en Syrie.

Les deux leaders ont appelé leurs partenaires à relever le niveau de coordination dans la lutte contre l'Etat islamique en Syrie et insisté sur la nécessité de prévenir des incidents similaires à celui du 24 novembre, alors que les forces aériennes turques ont abattu un bombardier russe ayant selon Ankara violé la frontière nationale.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue des négociations, Vladimir Poutine a parlé du "respect" envers la coalition anti-EI dirigée par les Etats-Unis et de la disposition de Moscou à coopérer avec elle, mais a de nouveau appelé à former une "coalition unique" en vue de mieux coordonner les efforts antiterroristes en Syrie. Dans le même temps, il a qualifié d'"absolument inadmissible" l'attaque contre le Su-24 russe par l'armée de l'air turque.

Evoquant la récente décision de déployer en Syrie des systèmes antiaériens S-400, le chef du Kremlin a souligné que cette mesure ne visait aucunement les partenaires de Moscou dans la lutte antiterroriste, mais qu'elle était plutôt destinée à "assurer la sécurité de l'aviation russe".

De son côté, François Hollande a fait savoir que les deux pays estimaient nécessaire que les frappes aériennes en Syries ne visent que des groupes djihadistes. Il a également annoncé s'être mis d'accord avec M.Poutine pour intensifier l'échange de renseignements entre les forces antiterroristes.

François Hollande
© AFP 2020 POOL / GUILLAUME HORCAJUELO
"Nous devons faire cette coalition large ensemble pour frapper le terrorisme (…), pour que l'ensemble des pays agissent contre le terrorisme et contre Daech", a déclaré le chef de la République française.

Dans ce contexte, Vladimir Poutine a rappelé que les récents attentats terroristes perpétrés à Paris, au Liban, au Nigeria, au Mali ainsi qu'à bord d'un Airbus A321 russe constituaient "une tragédie commune".

"Nous sommes unis dans notre détermination à en établir et punir les coupables", a-t-il souligné.

François Hollande a pour sa part indiqué que la partie russe pouvait compter sur le soutien de Paris dans l'enquête sur l'attentat contre l'A321 en Egypte revendiqué par l'Etat islamique.

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Tags:
coopération, lutte antiterroriste, coalition, frappe aérienne, renseignement, djihadisme, Airbus A321, Su-24, Etat islamique, François Hollande, Vladimir Poutine, Turquie, Syrie, France, Russie
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