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Les Etats-Unis insistent sur la nécessité d'élargir le contingent militaire turc présent sur une partie de la frontière avec la Syrie, via laquelle transitent les djihadistes de l'EI.

Selon une source au sein de l'administration Obama citée par le Wall Street Journal, il s'agit d'un tronçon qui s'élance sur une centaine de kilomètres.

"La frontière doit être fermée. C'est une menace internationale qui émane de la Syrie et passe par le territoire turc", a expliqué l'interlocuteur du quotidien américain.

D'après un responsable du Pentagone contacté par le journal, le déploiement d'environ 30.000 militaires supplémentaires suffirait pour la fermeture complète de la frontière turco-syrienne. Pour n'isoler que la partie de la frontière en question utilisée par les combattants de l'Etat islamique pour entrer en Syrie et pour en sortir, la Turquie devra envoyer au moins 10.000 hommes dans la zone concernée.

Des officiels turcs estiment que de tels chiffres sont surestimés, bien qu'Ankara reconnaisse la nécessité de renforcer sa frontière avec la Syrie, indique le journal américain.

En échange de la fermeture de la frontière, la Turquie compte obtenir une aide américaine dans la résolution du problème des réfugiés ainsi que dans la mise en place d'une zone de sécurité en Syrie. Pourtant, le Pentagone et la Maison Blanche ne soutiennent pas l'idée d'instaurer une zone de sécurité du côté syrien de la frontière, redoutant une éventuelle implication des Etats-Unis dans le conflit.

Plus tôt dans la semaine, suite à l'attaque d'un chasseur turc contre un bombardier russe engagé dans l'opération anti-EI en Syrie, le chef du Kremlin Vladimir Poutine a accusé la Turquie de complicité avec les terroristes.

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Tags:
crise syrienne, sécurité, présence militaire, frontière, lutte antiterroriste, djihadisme, terrorisme, Etat islamique, présidence américaine, Pentagone, Vladimir Poutine, Barack Obama, États-Unis, Syrie, Turquie
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