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Si l’Europe compte sur l’aide du président turc, elle doit comprendre que le véritable prix de cette "aide" sera trop élevé, écrit le journal américain National Interest.

Néanmoins, l’Europe suit déjà un scénario complètement absurde en concluant un accord sur la lutte contre la migration, dans le cadre duquel elle devrait accorder 3 milliards d’euros à la Turquie, et en intensifiant les pourparlers sur l’adhésion d’Ankara à l’Union Européenne. Toutes ces mesures ne semblent que «servir les passions et la cupidité»  du président Recep Tayyip Erdogan, poursuit l'édition.

L’Europe devrait se méfier de toutes entreprises que ce soit avec la Turquie puisqu’elles compromettraient les principes sur lesquelles est basée l’intégration européenne. Il est proprement étonnant de constater comment, frappée par la crise, l’UE a pu fermer les yeux sur de nombreuses violations des droits de l’homme de la part d’Ankara et accéder aux demandes du chef d’Etat turc, estime le journaliste américain.

Etant donné les rapports publiés sur des livraisons d’armes aux djihadistes en Syrie et les données de Moscou sur des manipulations d’Ankara avec le pétrole, on ignore comment la Turquie pourrait aider à résoudre une crise qu'elle a elle-même initiée. Et cela devient d’autant plus absurde suite à l’incident avec le bombardier russe abattu par la Turquie. Tandis que ce pays manifeste une agression militaire à l'égard de la Russie qui mène des frappes aériennes sur des positions de Daech, en ripostant aux actes terroristes à Paris, les leadeurs européens comptent sur une coopération efficace avec Ankara, conclut le journal.

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Tags:
Union européenne (UE), Etat islamique, Recep Tayyip Erdogan, Turquie, Russie
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