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    Situation en Libye

    Conférence sur la Libye à Rome: vers un gouvernement d’union nationale

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    Libye après la mort de Mouammar Kadhafi (165)
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    La table des négociations a réuni, dimanche à Rome, de nombreux pays qui se sont exprimés en faveur de la formation d'un gouvernement d'unité nationale en Libye, lui promettant également un soutien économique et surtout une assistance en matière de sécurité afin de contrer la progression de Daech.

    A l'issue des discussions, les parties ont adopté un communiqué appelant notamment à un cessez-le-feu immédiat sur tout le territoire libyen et précisant aussi que la communauté internationale s'engage à assister les futures autorités du pays.

    "Nous sommes prêts à soutenir la mise en œuvre d'un accord politique et soulignons notre ferme engagement à apporter au gouvernement d'union nationale un soutien politique et une assistance technique, économique, sécuritaire et antiterroriste pleine et entière", peut-on lire dans la déclaration de Rome, citée par Reuters.

    Plusieurs dirigeants mondiaux, le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le chef de la diplomatie italienne Paolo Gentiloni et l'émissaire spécial de l'Onu pour la Libye Martin Kobler entre autres, se sont dits optimistes s’agissant de la perspective de signature d'un accord d'unité nationale le 16 décembre par les deux gouvernements rivaux qui se disputent la légitimité du pouvoir.

    La Russie, quant à elle, réaffirme l'importance d'une lutte encore plus active contre Daech et d'autres groupes terroristes.

    Le ministre adjoint russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov a souligné que c'était la Russie qui affirmait que le renversement de Mouammar Kadhafi "a plongé la Libye dans le chaos et a anéanti les structures étatique existantes, ce dont les groupes terroristes ont profité".

    "Maintenant, les pays qui ont participé à la rencontre, le comprennent aussi", a fait remarquer Guennadi Gatilov.

    Tripoli, la capitale libyenne
    © Sputnik . Vladimir Fedorenko

    Il a également ajouté que le pays était actuellement éclaté: "il existe deux gouvernements, deux parlements, les institutions étatiques sont en ruines, une catastrophe réelle" menace l'existence-même du pays. "C'est pourquoi à l'initiative des États-Unis et de l'Italie, nous avons organisé cette rencontre à l'issue de laquelle nous allons adopter un document".

    La conférence internationale réunissait 17 pays, dont l'Allemagne, la Chine, l'Egypte, la Russie et la Turquie, sous la présidence des Etats-Unis et de l'Italie ayant pour but de faciliter la formation d'un gouvernement d'unité nationale en Libye et de mettre fin au chaos dans le pays.

    La Libye est enlisée dans la crise depuis l'assassinat en 2011 du dirigeant du pays Mouammar Kadhafi au cours d'un conflit armé. Le pays est depuis privé de gouvernement central et déchiré par des luttes entre les milices des différentes villes.


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    Tags:
    crise, rencontre, cessez-le-feu, Martin Kobler, Mouammar Kadhafi, Paolo Gentiloni, John Kerry, Guennadi Gatilov, États-Unis, Turquie, Russie, Egypte, Chine, Allemagne, Tripoli (Libye), Libye, Italie
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