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Les Etats-Unis attendent de la Turquie qu’elle retire ses troupes des territoires irakiens afin de manifester son respect des principes de souveraineté et d'intégrité territoriale de l’Irak.

Le président américain et son homologue turc ont eu vendredi dernier une conversation téléphonique, au cours de laquelle ils ont discuté du conflit entre Ankara et Bagdad qui avait été provoqué par le récent déploiement de troupes turques sur le territoire irakien.

"Le président américain a instamment appelé le président Erdogan à prendre des mesures supplémentaires dans le but de désamorcer les tensions avec l'Irak, incluant, entre autres, la poursuite du retrait des troupes turques", a rapporté un représentant de la Maison Blanche, en ajoutant que "M. Obama a souligné la nécessité de respecter les principes de souveraineté et d'intégrité territoriale de l'Irak".

Les relations entre la Turquie et l'Irak se sont brusquement dégradées après l'entrée, le 4 décembre dernier, d'environ 130 soldats turcs, de chars et de pièces d'artillerie dans un camp des peshmergas (forces armées kurdes d'Irak). Le Kurdistan irakien, qui est toujours officiellement une région de l'Irak, existe de facto comme un État indépendant avec ses propres forces armées. Mais la ville de Bachiqa (province de Ninive) où sont déployées les troupes turques ne fait pas officiellement partie du Kurdistan irakien. Étant donné que la Turquie n'avait pas consulté Bagdad à ce sujet, les autorités irakiennes ont ordonné à Ankara de retirer son contingent de la province irakienne de Ninive. Le président irakien Fouad Massoum a dénoncé cette intrusion d'Ankara, la qualifiant de "violation du droit international".

De son côté, Ankara a déclaré que le déploiement des troupes était justifié et coordonné avec les autorités irakiennes. Aussi la Turquie a-t-elle refusé de retirer ses unités, en suspendant toutefois d'autres mouvements de ses troupes dans la région. À son tour, le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a déclaré que le programme de formation militaire des milices kurdes peshmergas par des militaires turcs était convenu avec le gouvernement irakien.

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Tags:
armée, présidence américaine, Recep Tayyip Erdogan, Barack Obama, Bagdad, Washington, Ankara, Irak, États-Unis, Turquie
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