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    le pape François dans une basilique Saint-Pierre, Noël

    Le pape François célèbre Noël sur fond de violences et de drames migratoires

    © AFP 2019 VINCENZO PINTO
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    Le pape François doit lancer ce vendredi des appels à la réconciliation, du Proche Orient à l'Afrique, sur fond de tensions et de menaces djihadistes, à l'issue d'une année marquée par une grande vague migratoire vers les pays développés.

    Le pape doit s'adresser à 11H00 GMT aux fidèles depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre pour la bénédiction "Urbi et orbi": occasion solennelle pour les papes de dénoncer année après année des situations de conflit et d'injustice de particulière intensité.

    ​Les guerres en Syrie et en Irak, les persécutions des chrétiens d'Orient, les nombreux conflits civils en Afrique, les menaces à l'environnement, le respect des immigrés qui fuient leurs pays par mer ou par terre, tous ces thèmes devraient être abordés par François dans cette exhortation.

    Dans son homélie jeudi soir dans une basilique Saint-Pierre comble, François a exhorté les 1,2 milliard de catholiques à chercher le "sens de la justice" et les a appelés à conjurer "toute peur".

    "Dans un monde qui est trop souvent dur avec le pécheur et mou avec le péché, il faut cultiver un fort sens de la justice. Dans une société souvent éprise de consommation et de plaisir, d'abondance et de luxe, d'apparence et de narcissisme, Dieu nous appelle à un comportement sobre", a lancé le pape argentin.

    Dans la seule journée de jeudi, 370 migrants cherchant à rejoindre l'Italie ont encore été secourus au large de la Libye, mais 18 autres ont été retrouvés morts au large de la Turquie. De nombreuses violences et la peur des attentats marquent cette fin d'année de Paris à la Libye, de la Syrie à la Cisjordanie.

    En Somalie, le gouvernement est allé jusqu'à interdire les célébrations de Noël au motif qu'elles pourraient susciter des attaques des islamistes shebab.

    A Paris, où des attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) ont fait 130 morts le mois dernier, la sécurité a été renforcée à l'entrée des églises, et les touristes sont moins nombreux.

    Autour du Vatican, la veille de Noël, les fidèles étaient aussi plus clairsemés, la peur d'hypothétiques actions de l'EI ayant entraîné de nombreuses annulations de voyages, rapporte l'AFP.

    ​Les patrons de restaurants se plaignaient d'une saison particulièrement creuse, en dépit du "Jubilé de la miséricorde" ouvert le 8 décembre. Soldats, gendarmes et policiers étaient déployés en grand nombre.

    Les pèlerins étrangers étaient rares aussi à Bethléem, où a été célébrée la messe dans la basilique de la Nativité, lieu de naissance de Jésus selon l'Evangile.

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    festivités, basilique de la Nativité de Bethléem, basilique Saint-Pierre de Rome, Noël, Pape François, France, Israël, Bethléem, Paris, Somalie, Rome, Vatican
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