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    La Maison-Blanche, Etats-Unis

    Trop tard de corriger les erreurs de 2015 pour Washington

    © Sputnik. Natalia Seliverstova
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    L'année 2015 "a été décisive", elle a été même "un moment-charnière" pour résoudre les problèmes les plus épineux qui se dressaient devant le Moyen-Orient, pense Hussein Ibish, éditorialiste de l'édition arabe The National.

    L'année 2015 "pourrait bien être dans l'histoire comme une période où les Etats-Unis ont abandonné leur rôle de garant de l'ordre politique dans le Moyen-Orient", estime Hussein Ibish dans son article intitulé "As Obama looked for an exit, Putin seized his chance" (Pendant qu'Obama cherchait une issue, Poutine a saisi sa chance").

    Les Etats-Unis "restent toujours la force militaire la plus puissante dans la région. Mais l'impression que "Washington est réticent à utiliser son pouvoir pour influer sur la situation au Moyen-Orient est devenue presque universelle", poursuit-il.

    soldat américain
    © Flickr/ ResoluteSupportMedia
    L'intervention russe en Syrie peut paraître soudaine, mais "Vladimir Poutine a passé ces dernières années en testant la détermination des Américains et en analysant globalement la situation en Ukraine et ailleurs. Il a aussi méticuleusement considéré le grand rôle de l'Iran, du Hezbollah et des chiites irakiens en Syrie", explique l'éditorialiste. Il estime que Vladimir Poutine a conclu qu'il pouvait intervenir en Syrie sans aucun obstacle de la part de Washington.

    M.Hussein est persuadé que le principal avantage de la Russie par rapport aux Etats-Unis est sa disposition d'agir en correspondance avec ses propres intérêts tandis que Washington n'est pas prêt à influencer la situation pour atteindre ses buts.

    Ce sera extrêmement difficile pour les autorités américaines de retrouver l'influence perdue au Moyen-Orient, conclut le journaliste.

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    Tags:
    intervention, Proche-Orient, États-Unis, Russie
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