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    Recep Tayyip Erdogan représenté sous les traits d'Adolf Hitler. Juin 2013

    Sur les traces d'Hitler? Les propos scandaleux d'Erdogan ne sont pas fortuits

    © AP Photo/ Thanassis Stavrakis
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    Tout en cherchant à diaboliser la Russie, la Syrie, l'Iran et tous les autres pays qui luttent activement contre l'Etat islamique (Daech), les médias occidentaux passent étrangement sous silence les contacts du président turc Recep Tayyip Erdogan avec ce groupe terroriste.

    Il y a vraiment quelque chose de sinistre dans le récent éloge d'Adolf Hitler fait par le président turc, affirme l'analyste politique new-yorkais Caleb Maupin. Selon lui, Erdogan n'a pas tenu ces propos par hasard.

    "A l'instar des fascistes de Kiev fidèles à l'Otan, Erdogan a salué un homme qui avait tué plus de 27 millions de personnes en envahissant l'Union soviétique. Tout comme Hillary Clinton qui a offensé Poutine en le comparant à Hitler, Erdogan menace et insulte la Russie dans l'espoir d'attiser les tensions", écrit Caleb Maupin dans New Eastern Outlook.

    Recep Tayyip Erdogan est tout aussi connu "pour son comportement dictatorial et répressif" que l'infâme führer allemand. Tout en entraînant et en armant les extrémistes de Daech, le président turc a réprimé les journalistes qui avaient tenté de faire la lumière sur ses liens avec l'Etat islamique. Certains d'entre eux ont été jetés en prison, d'autres sont décédés dans des circonstances obscures.

    Tel est notamment le cas de Serena Shim qui a dévoilé les liens d'Ankara avec Daech. Cette journaliste américaine a été assassinée deux jours après avoir reçu des menaces de la part du gouvernement turc, rapporte Caleb Maupin.

    Cependant, tôt ou tard la vérité finit par faire surface. Des combattants de Daech ont avoué devant une caméra vidéo qu'ils avaient suivi un entraînement militaire en Turquie.

    "La seule raison pour laquelle le rôle de la Turquie dans le financement et le renforcement de Daech est passé sous silence, c'est l'obéissance de la presse mainstream occidentale. Les médias américains font tout leur possible pour diaboliser et discréditer la Syrie, la Russie, l'Iran et les autres pays qui luttent activement contre l'Etat islamique. Les commentateurs et les analystes occidentaux refusent de reconnaître ce qui est évident pour tout le monde: en Turquie, pays membre de l'Otan, le régime pro-occidental encourage les terroristes de Daech", souligne Caleb Maupin.

    Selon lui, ce n'est pas la première fois que l'Occident soutient un régime hostile à la Russie et à ses alliés. A titre d'exemple, l'expert cite l'attaque lancée en 2008 par le gouvernement pro-américain de Saakachvili contre les soldats de la paix russes en Ossétie du Sud. Depuis 2011, les dirigeants occidentaux apportent leur concours aux islamistes du Proche-Orient qui cherchent à balkaniser la Syrie, principal allié de la Russie dans la région. Enfin, en 2014, Washington a soutenu le régime fanatique antirusse arrivé au pouvoir à Kiev à la suite d'un coup d'Etat. Régime qui a déclenché une guerre contre les populations russophones dans l'est de l'Ukraine, rappelle l'analyste américain.

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    Tags:
    journalisme, meurtre, OTAN, Etat islamique, Adolf Hitler, Hillary Clinton, Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine, Turquie, Syrie, États-Unis, Russie
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