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    Drapeaux russe et américain

    Le pire héritage d'Obama: les relations ruinées avec la Russie

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    La réduction à néant des relations avec la Russie sera le pire résultat de la politique étrangère du président américain Barack Obama pour toute la période de son règne, écrit le chroniqueur financier Patrick Smith.

    Dans la dernière année de sa présidence, Barack Obama sera hanté par trois problèmes majeurs de politique étrangère, ceux-là mêmes qu'il n'a pas réussi à résoudre, à savoir la rupture des relations avec la Russie, la question nucléaire iranienne et la crise au Moyen-Orient. Difficile de croire que le gouvernement américain parviendra à résoudre ne serait-ce qu'un seul de ces problèmes.

    Les experts sur la Russie ont conseillé à l'administration Obama de faire face à ses responsabilités, en particulier en ce qui concerne le déclenchement de la crise en Ukraine, mais également de cesser l'avance de l'Otan vers l'Est et de reconnaître le vaste éventail d'intérêts que les Etats-Unis partagent avec la Russie. Quand même, M. Obama et le secrétaire à la Défense Ashton Carter ont fait exactement le contraire, tandis que le secrétaire d'état John Kerry essayait de jouer le rôle de casque bleu.

    Par conséquent, Moscou a adopté une nouvelle stratégie de sécurité nationale dans laquelle les Etats-Unis et l'Otan sont désignés comme des menaces pour la Russie.

    "C'est une tournure grave et extrêmement dommageable. Les relations avec Moscou se sont inutilement aggravées. De plus, les Américains manquent l'occasion de coopérer avec la Russie dans tous les domaines — de la lutte contre le terrorisme au problème du réchauffement climatique", a déclaré Patrick Smith dans son article pour The Fiscal Times.

    En ce qui concerne la crise syrienne, il a longtemps été évident que l'obsession de M. Obama pour la démission du président syrien Bachar el-Assad était une erreur. Cependant, ce n'est pas seulement la stratégie qui est mauvaise, mais aussi celle des alliés des États-Unis en Syrie, et en particulier de la Turquie, qui a lancé une campagne militaire contre les Kurdes qui se battent pourtant aux côtés de Washington dans la lutte contre Daech. En outre, la Turquie a récemment envoyé des troupes en Irak, et Recep Erdogan, le président turc, a mentionné de manière favorable "l'Allemagne nazie". Enfin l'Arabie Saoudite, qui se présente comme un allié des États-Unis, ne poursuit que ses propres intérêts.

    "Il est temps de prendre position et de demander à l'administration Obama de justifier de telles alliances contradictoires", affirme l'auteur de l'article.

    En ce qui concerne la situation avec l'Iran, l'administration Obama a mené une lutte longue et impopulaire pour un accord avec l'Iran, selon lequel ce dernier doit abandonner le développement d'armes nucléaires. Et pourtant, après la signature du document, l'Iran a fait la démonstration d'un nouveau missile balistique.

    Et Maintenant, les États-Unis se retrouvent devant un choix cornélien: imposer de nouvelles sanctions à l'Iran, qui a testé un nouveau missile qui peut être équipé d'une ogive nucléaire, ou abandonner l'idée de sanctions, l'Iran ayant lancé un programme efficace de réduction de son armement nucléaire. Il semble que ni Obama ni Kerry ne soient en mesure de sortir leur pays de cette impasse, conclut Patrick Smith.

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    Tags:
    politique étrangère, coopération, relations diplomatiques, terrorisme, OTAN, Etat islamique, Ashton Carter, John Kerry, Bachar el-Assad, Recep Tayyip Erdogan, Barack Obama, Washington, Proche-Orient, Arabie Saoudite, Turquie, Moscou, Iran, Ukraine, États-Unis, Russie
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