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    Une Syrienne combattant Daech

    Des femmes syriennes se lèvent pour combattre Daech

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    Situation en Syrie (2014) (607)
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    Le terroriste ne se soucie que de trouver quelqu'un à violer ou à tuer, ou alors quelque chose à détruire... "C'est pourquoi j'ai décidé d'apprendre à manier les armes", explique la combattante Sliviya Kuri dans un entretien accordé à Sputnik.

    Une académie militaire pour femmes à Damas
    © Sputnik . Valery Melnikov

    Sliviya Kuri, agée de 40 ans, a abandonné son entreprise pour rejoindre un bataillon au sein des milices populaires dans le gouvernorat d'Hassaké contre Daech et combat dorénavant côte à côte avec les hommes.

    Pays de rêves où le terrorisme n'a pas sa place

    La lutte anti-djihadiste est devenu presque habituelle pour les Syriens, tant hommes que femmes. Cette Syrienne dévouée a abandonné sa vie civile pour défendre sa patrie par les armes.

    Au cours des cinq dernières années, les terroristes en Syrie n'ont épargné personne, ni enfants, ni femmes, ni vieillards, raconte la Syrienne à Sputnik.

    "Le terroriste n'est préoccupé que par violer et tuer, par détruire et voler… C'est pourquoi j'ai décidé d'apprendre à manier les armes", poursuit Mme Kuri.

    Des femmes elles aussi prennent les armes pour combattre Daech
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    Des femmes elles aussi prennent les armes pour combattre Daech

    Elle a été obligée de laisser ses enfants en bas âge à garder à ses parents pour avoir la possibilité de grossir les rangs des combattants dans sa province. C'est l'amour pour la patrie qui l'a poussée sur le champ de bataille contre les djihadistes.

    "Je prie Dieu pour que la paix revienne dans notre pays", dit-elle. "Mes enfants me manquent énormément, c'est douloureux. Je rêve qu'ils vivent dans un pays où règne la paix, l'amour, l'amitié, et où le terrorisme n'a pas sa place".

    "La patrie n'est remplacée par rien"

    Le mari d'une autre Syrienne Sakhar Bahnia, âgée de 26 ans, a été tué par les terroristes en raison d'un poste qu'il occupait jadis à la mairie de la ville. Suite à sa mort, la veuve a décidé de rejoindre un bataillon féminin de défense.

    Selon elle, la patrie ne peut être remplacée par rien.

    "La patrie est inestimable. Lorsqu'on perd quelque chose ou quelqu'un, il est possible à le remplacer. Mais lorsqu'on est privé de sa patrie, cette perte n'est remplacée par rien!" estime Mme Bahnia, dans un entretien à Sputnik.

    Ces femmes kurdes qui luttent contre l'EI
    © REUTERS / Azad lashkari

    "C'est pourquoi je soutiens toutes les jeunes filles qui prennent les armes pour défendre leur patrie. En Syrie nous sommes nées, en Syrie nous resterons lutter contre le terrorisme", résume-t-elle.

    Entraînement chaque matin

    Shirou, âgée de 30 ans, faisant partie des milices kurdes d'autodéfense, a partagé avec Sputnik son expérience de l'entraînement matinal dans les bataillons. Avant de rejoindre les rangs des bataillons d'autodéfense, toute candidate est soumise à un entraînement spécial tant physique que théorique, chaque matin.

    "Nous avons pour objectif d'entraîner les femmes-combattantes, de leur apprendre à manier les armes légères et lourdes" explique-t-elle à Sputnik. "Nos milices combattent non seulement à Kobané, mais sur tous les fronts à la frontière syro-turque".

    "Malgré l'odeur du sang et la menace de mort, nous n'arrêtons pas de sourire"

    Son mari était contre le fait que sa jeune femme, Rania Butrus, âgée de 19 ans, parte combattre Daech, mais a finalement cédé devant sa détermination. Par la suite, Rania a confié que la lutte s'avérait être dure, mais l'amour pour la patrie l'aidait à tout surmonter.

    "Oui, c'est très difficile", avoue-t-elle à Sputnik. "Pourtant, l'amour pour la patrie nous aide à oublier toutes les difficultés et le poids des armes. Malgré l'odeur du sang permanent et la menace de mort, nous n'arrêtons pas de sourire", conclut-elle, triomphalement.

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    Tags:
    femmes, bataillon de femmes, Etat islamique, Syrie
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