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L'Etat islamique (2014) (1131)
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Les adolescents qui ont réussi à s'échapper des mains du groupe terroriste Etat islamique ont raconté aux journalistes ce qu'ils avaient vécu en captivité djihadiste.

L'organisation terroriste Etat islamique (EI, Daech) prépare des enfants à devenir djihadistes, procédant à un lavage de cerveau dès l'âge de cinq ans pour leur permettre de devenir, à l'âge de 12 ans, des bombes vivantes ou des combattants.

Le commandant des peshmergas kurdes Aziz Abdullah Hadur a raconté que les enfants formés  et armés par les djihadistes de Daech représentent un danger réel, on était obligé de les tuer dans les combats  tout comme les djihadistes adultes.

"Souvent, lorsque nous affrontons le groupe terroriste, nous voyons les enfants placés en première ligne de combat, et ils portent des vestes d’explosifs. Ils ont subi un lavage de cerveau", a indiqué Hadur.

"Quand ils s’approchent nous ne savons pas s’il sont des échappés ou des combattants envoyés pour nous tuer. Si tu ne les tues pas, ce sont eux qui te tueront", a expliqué le militaire aux journalistes.
 

Ces derniers ont réussi à obtenir des témoignages des enfants qui avaient eu la chance de fuir les camps de Daech.
Ainsi,  "Nasir", âgé de 12 ans,  s’est échappé de l’enfer des camps du groupe terroriste, où il était formé pour devenir une bombe humaine. Il a évité la mission de tuer ses parents. D’autres n’ont pas eu cette chance, rapporte CNN.

"Nous étions environ 60", explique Nasir. " Quand les frappes aériennes arrivaient, ils nous disaient que c'étaient les Américains et les mécréants, qui voulaient nous tuer tous, mais que eux, les combattants, ils nous aimaient. Ils disaient qu’ils s’occuperaient de nous mieux que nos parents. Quand ils nous entraînaient, ils nous disaient que nos parents étaient des mécréants et que notre premier devoir serait d’aller chez eux et de les tuer", a raconté l'adolescent.

Nasir se souvient que le plus jeune parmi eux avait 5 ans —  personne n’était dispensé des entraînements parfois ils passaient à la torture personnes n’était dispensé seulement ceux qu’on appelait "les oursons du califat ".

"Nous n’avions pas le droit de pleurer, mais je pensais à ma maman, je pensais qu’elle se faisait  du souci pour moi, et je pleurais en silence. Quand je me suis échappé, j’ai revu ma mère, c’était comme si j’étais né de nouveau ", a raconté Nasir.

Nasir a réussi à s’échapper durant le tournage d’une vidéo de propagande produite par l’institut Al Farouq de Raqqa, en Syrie, qui est le centre d’entraînement principal des enfants soldats.

Dossier:
L'Etat islamique (2014) (1131)

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Tags:
bombes vivantes, peshmergas, djihadisme, Syrie
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