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    Un MiG-23 de l'Armée de l'air syrienne

    Cours, Daech, cours: le tandem Russie-Syrie arrive

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    L'Etat islamique (2014) (1131)
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    Le règne de la terreur de Daech n'a point été secoué par les démarches américaines, s'il y en a eu, après la déclaration de Barack Obama d'"anéantir" les terroristes. Mais leur territoire s'est rétréci dès que les premières actions conjointes russes et syriennes ont été entreprises, signale un analyste britannique dans un entretien à Sputnik.

    Alors que certains, surtout en Occident, sont d'avis que Daech prend la fuite grâce à l'activité de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, l'analyste politique britannique Marcus Papadopoulos estime que ce n'est pas le cas.

    Oui, le règne de Daech se disloque petit à petit, mais cela date de quand? C'est après le début de la campagne militaire russe et des opérations de l'armée syrienne, épaulée par des forces armées russes, que l'influence des terroristes s'est affaibli. Quant à la campagne militaire de Washington, ce n'est qu'un mensonge, une distorsion des événements, pour ne pas dire "une faillite", selon M.Papadopoulos.

    La clé de la réussite pour vaincre Daech et d'autres groupes radicaux qui songent à renverser Assad et à prendre le contrôle du monde arabe, consiste à mutualiser les efforts avec l'armée arabe syrienne. Les forces armées syriennes, ainsi que les Kurdes, ont été depuis longtemps considérés comme des forces capables d'éliminer les extrémistes.

    L'armée arabe syrienne participe vigoureusement et efficacement à la lutte contre Daech et d'autres groupes islamistes dans le pays, maintient l'interlocuteur de Sputnik, mais Washington ne semble pas partager ce point de vue.

    Le ministre américain de la Défense Ashton Carter a récemment annoncé que la coalition entendait déployer des troupes en Syrie et en Irak, sans préciser pour autant quel pays allait fournir ces troupes. L'analyste britannique estime qu'il ne s'agit pas de troupes conventionnelles américaines.

    "Il est probable que M.Carter parlait d'une augmentation des effectifs des forces spéciales américaines — et peut-être même d'autres forces spéciales occidentales — engagées en Syrie et en Irak pour combattre Daech", a fait remarquer l'expert.

    Mais quelles que soit la politique étrangère des Etats-Unis au Proche-Orient, c'était juste un sentiment anti-guerre qui a aidé Barack Obama à parvenir au pouvoir, confirme M.Papadopoulos. M.Obama avait promis de retirer des milliers d'hommes du Proche-Orient et a même rempli sa promesse d'une certaine façon… avant d'envoyer de nouveau des troupes dans la région.

    "La réalité, c'est que M.Obama a autant de sang sur les mains que Bill Clinton and George W. Bush, surtout en Syrie, vu que les Américains ont joué un rôle primordial dans l'attisement du conflit syrien", conclut l'analyste.

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    entretien, crise syrienne, Etat islamique, Marcus Papadopoulos, Ashton Carter, Bachar el-Assad, Barack Obama, Syrie, États-Unis, Russie
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