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Crise migratoire (789)
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Le simple fait qu’une personne réside dans un pays en proie à des conflits militaires ne peut servir de prétexte suffisant pour lui octroyer l’asile politique. Le demandeur d’asile est donc tenu de prouver qu’il a une crainte fondée de persécutions politiques, a déclaré le président tchèque Milosz Zeman.

Pour étayer ses dires, M. Zeman a fait référence à la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, plus connue sous le nom de Convention de Genève. Une telle interprétation du texte de la Convention réduit considérablement le nombre de personnes aptes à bénéficier du droit d'asile.

Quant au règlement de la crise migratoire actuelle, le président tchèque a suggéré d'expulser tous les migrants économiques ainsi que tous les gens faisant preuve de haine à l'égard de la société qui les accueille.

"Je suis persuadé que l'année prochaine, une nouvelle vague migratoire déferlera sur notre territoire. Et ce sont les mesures de restriction adoptées par l'Autriche et par la Bavière qui constitueront l'élément déclencheur", a-t-il souligné.

Loin d'être acceptée à l'unanimité, cette déclaration a déjà valu au président tchèque une volée de bois vert de la part de plusieurs défenseurs des droits de l'homme.

De son côté, le chef de l'Organisation d'aide aux réfugiés (OPU), Martin Rozumek, s'est empressé de rappeler que selon la Convention de Genève, au moins quatre catégories de migrants, en plus des réfugiés politiques, pouvaient bénéficier du droit d'asile, d'autant plus que la loi européenne envisage d'autres conditions pour l'octroi d'une protection.

La position du président tchèque, poursuivent des experts, relève du texte de la Convention de Genève en date de 1951, tandis que la loi internationale humanitaire (DIH) a été considérablement remaniée depuis lors.

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Crise migratoire (789)

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Tags:
crise migratoire, migrants, réfugiés, Milos Zeman, République tchèque
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