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    PSA Peugeot Citroën officialise son retour en Iran, après la levée des sanctions

    © AFP 2019 Alain Jocard
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    PSA Peugeot Citroën a officialisé jeudi son retour très attendu en Iran, qu'il avait quitté il y a quatre ans du fait des sanctions internationales, avec la création d'une co-entreprise qui pourra investir jusqu'à 400 millions d'euros sur cinq ans dans la conception et la production de véhicules.

    Signée en marge de la visite du président iranien Hassan Rohani en France, cette nouvelle co-entreprise avec Iran Khodro, partenaire historique du constructeur automobile français, vise à produire des modèles Peugeot 208, 2008 et 301 à partir du second semestre 2017, selon un communiqué.

    PSA ambitionne de construire à moyen terme 200.000 modèles par an, puis davantage dans ce que son président du directoire, Carlos Tavares, a espéré être "une relation de très long terme".

    Dès cette année, la nouvelle co-entreprise va contrôler la production actuelle des véhicules PSA (des véhicules d'ancienne génération Peugeot 405 et 206) dans l'usine Iran Khodro de l'ouest de Téhéran.

    PSA ne les comptabilisait pas dans ses statistiques mondiales (2,97 millions d'unités vendues en 2015) car elles sont fabriquées avec des pièces locales et chinoises. Elles détiennent toutefois un tiers du marché du neuf en Iran avec 350.000 unités l'année dernière, selon l'entreprise.

    Des pièces certifiées PSA vont retrouver leur place dans le processus de production, en respectant les règles iraniennes imposant 40% de pièces d'origine locale, selon M. Tavares.

    La nouvelle alliance avec Iran Khodro dans cette "joint-venture" à 50-50 marque le retour très attendu de PSA en Iran, quatre ans après un départ contraint par le resserrement des sanctions occidentales contre le programme nucléaire controversé de la République islamique.

    Ce renoncement avait constitué un coup dur pour le constructeur alors que le pays était à l'époque son deuxième débouché en volume après la France. PSA estime entre trois et quatre millions le nombre de Peugeot circulant aujourd'hui en Iran, indique l'AFP.

    M. Tavares, qui avait évoqué à l'été 2015 des négociations ardues avec la partie iranienne, irritée par le départ de 2012, a reconnu jeudi que les négociations, entamées il y a 18 mois, "ont pris du temps".

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    Tags:
    PSA Peugeot Citroën, Hassan Rohani, France, Iran
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