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Actuellement, de 66% à 85% des citoyens serbes s'opposent à l'adhésion du pays à l'Otan, tandis que le gouvernement considère le programme "Partenariat pour la paix" comme le niveau maximum de coopération avec l'Alliance atlantique, selon un responsable serbe.

Alors que la majorité de citoyens des ex-républiques yougoslaves s’opposent à l'adhésion de leurs pays à l'Alliance, les idées du Mouvement de non-alignés reprennent de leur actualité, a déclaré le chef du Parti démocratique de Serbie et ancien vice-président du parlement Nenad Popovic dans une interview accordée à Sputnik.

"Actuellement, de 66% à 85% des citoyens serbes s'opposent à l'adhésion du pays à l'Otan, tandis que le gouvernement considère le programme "Partenariat pour la paix" comme le niveau maximum de coopération avec l'Alliance atlantique", a indiqué le responsable.

Les représentants politiques de la Bosnie-Herzégovine et de la Croatie prônent l'adhésion de leurs pays à l'Otan, alors que la République serbe bloque ce processus. Ses citoyens se prononcent ouvertement pour un rapprochement politique et militaire avec la Russie.

En ce qui concerne la Macédoine, seule la minorité séparatiste albanaise prône l'adhésion à l'Otan. Par ailleurs, ce processus est bloqué par la Grèce qui dispute, pour des raisons historiques, le nom de Macédoine, posant, de cette manière un obstacle à l'adhésion de ce pays tant à l'Alliance qu'à l'Union européenne, selon l'interlocuteur de l'agence.

"La situation du Monténégro est encore plus claire. Ses habitants sont traditionnellement proches de la Russie et 40% s'identifient comme des Serbes et parlent serbe. Mais même parmi ceux qui s'identifient comme Monténégrins, nombreux sont ceux qui s'opposent à l'adhésion à l'Otan. Le gouvernement du Monténégro s'obstine à éviter d'organiser un référendum qui, de toute évidence, confirmerait la volonté des Monténégrins de déclarer la neutralité militaire du pays, s'abstenant, de la sorte, d'adhérer à l'Otan", explique le responsable. 

Selon lui, en cas d’adhésion à l'Union européenne, la Serbie a plus à perdre qu’à gagner, la crise des migrants ayant montré la fragilité de cette organisation et l'absence de l'unité parmi ses membres.

"Notre république devrait construire les relations les plus étroites possible dans les domaines économique et culturel avec tous les pays membres de l'UE, mais je suis persuadé que la Serbie ne doit pas devenir membre de l'Union européenne. C’est une analyse rationnelle. Actuellement, l'adhésion de la Serbie à l'UE serait pénalisante du point de vue économique. D'un autre côté, la Fédération de Russie est notre allié naturel. Depuis plusieurs années, Moscou se montre comme un partenaire fiable et un défenseur de la Serbie. Toujours, lorsqu'il le fallait, les représentants russes ont soutenu les solutions les plus acceptables pour Belgrade", a souligné l'ancien vice-président du parlement serbe.

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Tags:
adhésion, OTAN, Union européenne (UE), Nenad Popovic, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Russie
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