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Le Japon a annoncé cette semaine son intention de dépenser 13 milliards de yens (99,5 millions d'euros) pour construire un poste d'observation sur l'île Okinotorishima, située à environ 1.000 miles nautiques (1.852 km) au sud de Tokyo.

Selon The Guardian, il s'agit d'une décision qui risque d'aggraver les litiges territoriaux de longue date entre Tokyo et Pékin.

Ces dernières années, Okinotorishima ("île lointaine des oiseaux") a rarement retenu l'attention des acteurs diplomatiques de l’Asie du nord-est qui s'opposaient principalement sur la question de la souveraineté des îles Senkaku, en mer de Chine orientale.

Située à mi-chemin entre Taïwan et Guam (Etats-Unis), l'atoll Okinotorishima mesure 4,5 kilomètres d'est en ouest et 1,7 kilomètre du nord au sud. Mais son importance stratégique va bien au-delà de ses modestes dimensions géographiques.

La Chine insiste depuis longtemps sur la nécessité de considérer Okinotorishima comme un rocher et non comme une île. Le but est de démontrer qu'un rocher émergeant en pleine mer ne peut pas être habité. Le cas échéant, le Japon n'aurait pas le droit d'établir une zone économique exclusive de 200 kilomètres autour de l'atoll.

L'article 121 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer considère comme île "une étendue naturelle de terre entourée d'eau qui reste découverte à marée haute". Quant aux rochers, ils "ne se prêtent pas à l'habitation humaine ou à une vie économique propre, et n'ont pas de zone économique exclusive ni de plateau continental".

Tokyo n'imite pas l'exemple de Pékin qui construit des îles artificielles en mer de Chine méridionale, mais s'efforce de prévenir la disparition des îles de corail et d'établir sa zone économique exclusive autour de ces morceaux de terre ferme.

L'île Okinotorishima doit accueillir un poste d'observation à trois étages qui permettra de surveiller les navires passant dans la région.

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Tags:
îles artificielles, ONU, mer de Chine orientale, Îles Senkaku (Diaoyutai), Taïwan, Guam, Chine, Japon
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