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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan ouvre le sommet du G20 à Antalya, dimanche 15 novembre 2015

    Ankara demande à l'Europe de lui graisser la patte

    © Photo. Service de presse du Kremlin
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    Le président de Turquie Recep Tayyip Erdogan a menacé, en novembre dernier, d'inonder l'Europe de migrants si l'Union européenne ne déboursait pas davantage pour l'entretien des migrants et ne prenait pas des mesures concrètes en vue d'accélérer l'intégration européenne de la Turquie.

    Reuters rapporte que le site d'informations financières grec internetgrec euro2day.gr a publié lundi la sténo en anglais d'une réunion entre Erdogan, le président du Conseil européen Donald Tusk et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, tenue probablement à Antalya après le sommet du G20.

    Au cours de cet entretien animé, le dirigeant turc a accusé les fonctionnaires européens de jouer avec la Turquie pendant 53 ans et de ne parler de son adhésion à l'UE que lorsque cela leur était avantageux. En ce qui concerne l'argent, le président turc a exigé six milliards d'euros sur deux ans au lieu de trois milliards. 

    Quand M.Juncker avait répondu que l'UE ne pouvait proposer que trois milliards, Erdogan a affirmé que de toute façon la Turquie n'avait pas besoin de cet argent.

    "Nous pouvons à tout moment ouvrir nos portes vers la Grèce et la Bulgarie et mettre les réfugiés dans des cars… Que ferez-vous alors de ces réfugiés s'il n'y a pas d'accord? Vous allez les tuer?", a-t-il lancé aux responsables européens.

    Le président turc interrompait souvent les deux responsables européens, ayant accusé Jean-Claude Juncker, en particulier, de lui manquer de respect.

    "Le Luxembourg, ça correspond à peine à une petite ville de Turquie", a-t-il déclaré à l'ancien premier ministre luxembourgeois.

    Les représentants de l'Union européenne n'ont pas confirmé l'authenticité du document. Les autorités turques n'ont pas fait non plus de commentaire à ce sujet.


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    Tags:
    crise migratoire, financement, Conseil européen, Commission européenne, Jean-Claude Juncker, Donald Tusk, Recep Tayyip Erdogan, Luxembourg, Bulgarie, Grèce, Antalya, Turquie
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