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52e Conférence de Munich sur la sécurité (2016) (23)
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Il est inutile de "diaboliser" qui que ce soit, sinon les terroristes qui sévissent en Syrie, estime le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Il ne faut pas "diaboliser" le président syrien, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, intervenant samedi à la Conférence de Munich sur la sécurité.

"Il ne faut pas +diaboliser+ (le président syrien Bachar el-) Assad. Il ne faut pas +diaboliser+ qui que ce soit, sinon les terroristes qui sévissent en Syrie. Et les problèmes humanitaires doivent se résoudre par le biais d’une coopération", a-t-il indiqué. 

Beaucoup d’experts, dont le géopoliticien français Renaud Girard, regrettent la "diabolisation" du président syrien en Occident. 

"A partir du printemps arabe de 2011, nous nous sommes mis à diaboliser le Syrien Assad, après l’avoir reçu en grande pompe à Paris en 2008 (car il nous était alors indispensable pour stabiliser le Liban, notre protégé historique au Moyen-Orient)", a écrit en amont M.Girard dans un article intitulé "A quoi a servi la diabolisation de Bachar?".

L'auteur prévient: "Après la Syrie, Daech s’attaquera au Liban. Car tout ce qui peut ressembler à une société chrétienne libre lui fait horreur. Et, après le Liban, ce sera notre tour".

Dossier:
52e Conférence de Munich sur la sécurité (2016) (23)

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Tags:
France, Syrie, Liban, Munich, Occident, Sergueï Lavrov, Bachar el-Assad, Renaud Girard, Etat islamique, Conférence de Munich 2016, terrorisme
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