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    La ville d'Homs en Syrie

    Qui sont les grands perdants en Syrie?

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    De plus en plus nombreux sont les pays qui ne souhaitent pas céder la Syrie au wahhabisme, la laisser tomber dans l'obscurantisme et le terrorisme. Alors les grands perdants s'avèrent être ceux qui se sont employés à l'époque à financer les terroristes, concrètement l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie.

    L'ingérence de la Russie dans le conflit syrien en septembre dernier a changé les règles du jeu sur l'échiquier géopolitique, en entraînant des succès des forces gouvernementales syriennes. Et la coalition dite internationale devient petit à petit consciente de ce fait. La coalition semble d'ailleurs se disloquer, estime Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe d'analyses et de recherches politiques et sociales basé à Genève — Suisse, dans un entretien accordé à Sputnik.

    "L'éclatement (de la coalition) a eu lieu, et je pense que les Etats-Unis d'Amérique sont en train de lâcher du lest, ils ont compris que l'armée syrienne est en train de gagner chaque jour sur le terrain avec l'aide et le soutien massif de l'aviation russe", affirme-t-il.

    Et derrière la Syrie et la Russie, il y a tous les pays des BRICS, d'autres pays comme l'Iran qui ont leur poids dans la région, poursuit-il.

    Aujourd'hui, il existe pas mal de pays qui ne veulent plus donner la Syrie au wahhabisme, qui ne veulent plus laisser la Syrie tomber dans l'obscurantisme et le terrorisme.

    "Alors qui sont les grands perdants? ", s'interroge M. Sidaoui. "Evidemment ceux qui sont impliqués surtout par le financement comme l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie".

    Actuellement, ces grands "investisseurs" s'énervent et s'affolent puisqu'ils ont déversé des milliards et des milliards de dollars aux organisations terroristes. Certains commencent à donner des déclarations qu'ils ne sont pas du tout responsables, comme l'Arabie saoudite menaçant d'intervenir avec ses 150.000 hommes.

    Mais alors qu'on sait bien que l'Arabie saoudite subit une défaite militaire au Yémen, la question se pose: comment peut-elle déployer une armée de 150.000 hommes en Syrie?

    La Turquie, elle, est en proie au même affolement. Après avoir beaucoup investi dans le démantèlement de la Syrie, elle voit maintenant l'armée syrienne en train de gagner.

    "Evidemment, elle s'affole et elle commence à donner des déclarations qu'ils ne sont pas responsables et en même temps bombarder et attaquer l'opposition modérée qui est dans ce cas les Kurdes", signale l'interlocuteur de Sputnik.

    Mais, s'agissant des puissances étrangères en Syrie, il faut dire aussi qu'aujourd'hui il n'y a que deux acteurs qui peuvent déterminer le processus syrien: sans surprise, ce sont les Etats-Unis et la Russie.

    Dans le cas des Kurdes, ni Paris, ni Londres, ni Washington ne considèrent l'opposition kurde comme une opposition terroriste. C'est pourquoi ils ont critiqué mais mollement les actions de la Turquie à leur encontre.

    "Parce que à la fois ils ne veulent pas fâcher leur allié historique, qu'est la Turquie, mais en même temps, ils ne peuvent pas accepter qu'une opposition laïque modérée soit attaquée et bombardée sauvagement par l'armée turque", explique M. Sidaoui.

    D'où la contradiction des déclarations concernant la Turquie qui sont parfois molles et floues, pas du tout fermes.

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    Tags:
    crise syrienne, lutte antiterroriste, BRICS, Etat islamique, Qatar, Arabie Saoudite, Turquie, Syrie, États-Unis, Russie
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