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    Le renvoi des étrangers criminels soumis au vote en Suisse

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    La question sur le renvoi automatique, sans possibilité de discussions judiciaires supplémentaires, des étrangers ayant commis de graves crimes sera mis au vote en Suisse le 28 février prochain.

    L'initiative actuelle qui fait l'objet d'un article sur le site Le News est largement soutenue par l'Union démocratique du centre (UDC), et désapprouvée par le gouvernement du pays. Le vote est organisé dans les conditions de la grave crise migratoire qui influence le paysage politique dans de nombreux pays européens.

    Pourtant, la question de la déportation des personnes étrangères condamnées n'est pas nouvelle en Suisse, et avait déjà été mise au vote dans le pays, mais dans une formule moins stricte. Le vote qui avait eu lieu le 28 novembre 2010 avait proposé aux citoyens suisses de répondre à la question "Soutenez-vous l'initiative populaire pour le renvoi des étrangers criminels?" Actuellement, les citoyens sont invités à répondre à la question "Soutenez-vous l'initiative populaire pour le renvoi réel des étrangers criminels?".

    Le vote de 2010 avait été proposé et organisé par l'UDC, alors que le gouvernement et le parlement du pays avaient appelé les participants à rejeter l'initiative. Sept partis politiques étaient contre le plan proposé, et seuls trois, dont le parti organisateur accompagné par La Lega dei Ticinesi et l'Union démocratique fédérale (UDF), avaient soutenu le vote.

    L'initiative de 2010 avait été soutenue par la population suisse, mais suite à un long processus administratif n'a été adoptée qu'en mars 2015. La décision finale sur la déportation des criminels étrangers a été réservée aux juges.

    Actuellement, les partisans de la nouvelle initiative veulent que la décision sur le renvoi soit prise automatiquement, et donc indépendamment de l'opinion des juges. Beaucoup de représentants du gouvernement suisse se posent la question de savoir comment adopter une telle mesure, une fois soutenue, à la constitution du pays, ainsi qu'à la législation internationale.

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    parlement, gouvernement, vote, Suisse
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