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    Cameron obtient de Bruxelles un accord anti-Brexit

    Cameron obtient de Bruxelles un accord "anti-Brexit"

    © AFP 2019 Thierry Charlier
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    Le Royaume-Uni en attente du référendum sur le Brexit (2015) (77)
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    Les dirigeants européens ont conclu vendredi un accord visant à persuader les Britanniques de rester dans l'Union européenne, pour lequel David Cameron a promis de faire campagne "de tout son cœur et de toute son âme".

    Après deux jours de difficiles négociations avec ses partenaires de l'UE, le premier ministre britannique s'est félicité d'un compromis qui donne selon lui un "statut spécial" à son pays au sein des Vingt-Huit, "statut spécial" dont Londres bénéficie depuis longtemps, a toutefois nuancé le président du Conseil européen Donald Tusk.

    "Accord. Soutien unanime pour un nouveau pacte pour le Royaume-Uni dans l'UE", a indiqué Donald Tusk.

    ​L'accord conclu vendredi soir à Bruxelles, lors d'un Conseil européen qui s'est prolongé plus tard que prévu, garantit explicitement à Londres une exemption concernant l'objectif d'une "Union sans cesse plus étroite", offre des concessions importantes sur les prestations sociales versées aux travailleurs européens installés dans le pays et préserve les avantages de la City.

    ​David Cameron, qui doit faire face à un vaste mouvement eurosceptique au sein de son propre parti conservateur, a fait savoir qu'il le recommanderait dès samedi aux membres de son gouvernement et défendrait le maintien du Royaume-Uni dans l'UE lors du référendum qu'il compte organiser dans les prochaines semaines. Le premier ministre britannique a promis d'annoncer rapidement la date de cette consultation, attendue le 23 juin.

    "Je suis convaincu que nous serons plus forts, plus en sécurité et en meilleure posture à l'intérieur d'une Union européenne réformée", a dit David Cameron.

    ​Et d'ajouter: "C'est pour cela que je ferai campagne de tout mon cœur et de toute mon âme pour convaincre le peuple britannique de rester dans l'Union européenne réformée que nous avons réussi à obtenir aujourd'hui."

    Les Britanniques restent partagés sur la question du maintien ou non dans l'Union européenne. Selon un sondage TNS publié vendredi, les personnes favorables à une sortie de l'Union européenne ont deux points d'avance sur les partisans du maintien, à 36% contre 34%.

    "Désormais, l'accord est là et c'est au peuple britannique de décider", a résumé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, cité par Reuters, au terme de ces discussions marathon.

    ​La chancelière allemande Angela Merkel a salué un "compromis équitable" et le président français François Hollande un accord qui "ne gêne pas la marche vers l'avenir de l'Europe".

    François Hollande s'est félicité que les règles s'appliquent à tous. Le Royaume-Uni a des spécificités, a-t-il souligné, il n'est par exemple ni dans la zone Schengen ni dans la zone euro, "mais en même temps, ce sont les mêmes règles qui s'appliquent partout en Europe et qui continueront de s'appliquer. Il n'y a pas de dérogation, il n'y a pas de spécificité (…) ce sont les mêmes règles, c'est ce à quoi j'ai veillé particulièrement."

    "Il ne faut pas donner le sentiment que l'Europe, c'est un 'self service'", a poursuivi le président français. "Il peut y avoir une Europe différenciée, il ne peut pas y avoir une Europe où chaque Etat vient prendre ce qu'il veut."

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    Tags:
    référendum, Conseil européen, Union européenne (UE), Donald Tusk, Jean-Claude Juncker, David Cameron, François Hollande, Angela Merkel, Bruxelles, Royaume-Uni
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