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    Syrie: Obama incité à créer des "ennuis" aux Russes

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    Les chefs du Pentagone et de la CIA doutent que la Russie respecte les accords sur la trêve en Syrie. Ils pressent Barack Obama d'examiner un "plan B" en cas d'échec.

    Le Wall Street Journal (WSJ)  rapporte, se référant à des sources dans l'administration américaine, que les responsables du Pentagone et de la CIA ne croient pas que la Russie respectera la trêve en Syrie et tentent de forcer la main à l'administration du président des Etats-Unis et de la contraindre à accroître la pression sur Moscou, notamment à étendre le soutien des rebelles syriens combattant le régime de Bachar el-Assad. 

    Les interlocuteurs du  WSJ signalent que  lors des récentes réunions à la Maison Blanche le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, le chef d'état-major des armées des Etats-Unis Joseph Dunford et le directeur de la CIA John Brennan se sont montrés très "belliqueux à l'égard de Moscou" et ont appelé à "créer des ennuis réels aux Russes. 

    Des sources du quotidien font savoir qu'Ashton Carter et Joseph Dunford se proposent de recommander officiellement  à Barack Obama de mettre au point un "plan B" en cas d'échec de la trêve par la faute des Russes. Plusieurs versions sont envisagées par  le chef du Pentagone outre le seul soutien accordé aux rebelles syriens.

    Une version prévoit l'octroi  aux rebelles syriens des données de renseignement permettant de mieux se protéger contre les frappes aériennes russes et, probablement, de mener des opérations offensives plus efficaces. Une autre version, soutenue par la majorité des conseillers d'Obama, sous-entend de nouvelles sanctions économiques contre la Russie. Cependant des hauts responsables de l'administration doutent que cette proposition soit soutenue par les puissances européennes étant donné l'importance qu'elles accordent aux liens commerciaux avec la Russie. 

    "Nous avons toujours dit qu'en ce qui concerne la Russie, nous allions juger les actes et non pas les paroles. Cette approche reste en vigueur, d'autant plus après la décision sur la trêve annoncée lundi", a déclaré au journal un représentant de l'administration américaine  avant d'ajouter que les actions (américaines) n'étaient pas dirigées contre la Russie. 

    Lundi dernier la Russie et les Etats-Unis ont convenu d'une trêve en Syrie qui   entre en vigueur à partir du 27 février à minuit, heure de Damas.  

    Aux termes du plan, les opérations militaires, plus particulièrement  les frappes aériennes des forces syriennes, de l'aviation russe et de la coalition dirigée par les Etats-Unis, ne seront menées que contre l'Etat islamique, le Front al-Nosra et "d'autres organisations reconnues comme terroristes par le Conseil de sécurité de l'Onu". 


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    trêve, cessez-le-feu, Conseil de sécurité de l'Onu, Joseph Dunford, John Brennan, Ashton Carter, Bachar el-Assad, Barack Obama, Syrie, États-Unis, Russie
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