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    Trêve en Syrie: qui est intéressé à bouleverser l'accord?

    Trêve en Syrie: qui est intéressé à bouleverser l'accord?

    © AFP 2019 TURKISH PRESIDENTIAL PRESS OFFICE/ KAYHAN OZER
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    Trêve en Syrie (2016) (220)
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    Pour résoudre le conflit syrien, Washington doit inciter Ankara et Riyad à rappeler leurs protégées et mettre un terme à leur soutien aux extrémistes dans la région, souligne l'auteur américain Stephen Lendman, en commentant l'accord entre les Etats-Unis et la Russie sur la cessation des hostilités en Syrie.

    Le manque de mesures punitives contre les Etats soutenant le terrorisme, à la suite des attaques de Daech à Damas et à Homs, qui ont eu lieu le 21 février, sape les accords entre Moscou et Washington sur la cessation des hostilités en Syrie à la veille de leur mise en œuvre, estime l'analyste politique américain Stephen Lendman.

    "Moscou et Washington vont travailler avec l'envoyé spécial de l'Onu en Syrie pro-occidental Staffan de Mistura, un larbin désigné par les Etats-Unis, visant à faire respecter à toutes les parties les termes du cessez-le-feu. Jusqu'à présent, aucun mécanisme significatif n'a été créé pour tenir les contrevenants responsables", peut-on lire dans l'article de M.Lendman publié sur le site du Centre pour les recherches sur la mondialisation.

    Il a exprimé sa profonde inquiétude concernant le soutien de la Turquie et de l'Arabie saoudite aux extrémistes dans la région, en se référant au fait que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France n'aient pas levé le petit doigt pour mettre un terme à cette collaboration controversée et destructrice.

    En outre, M.Lendman fait référence au ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond, qui a affirmé que le cessez-le-feu "ne réussira que s'il y a un changement important du comportement du régime syrien et de ceux qui le soutiennent".

    Mais qu'est-ce qu'est un "changement important du comportement"?

    M.Hammond a appelé Moscou et Damas à cesser de viser les "rebelles modérés". Le nœud du problème est que les responsables du Pentagone et de l'Otan n'ont pas la moindre idée de qui sont ces "rebelles modérés".

    "La guerre d'Obama contre la Syrie continue, son objectif inchangé est de détruire la souveraineté syrienne, en la remplaçant par un vassal des États-Unis", note l'analyste politique américain.

    Dans une interview accordée à l'agence Sputnik, Larry Johnson, ancien responsable de la CIA et du département d'Etat américain, a soutenu les préoccupations de M.Lendman.

    "L'armée syrienne avec le soutien de la Russie et de l'Iran agit très efficacement et reprend des territoires importants aux terroristes en les poussant vers la Turquie. Je ne comprends pas pourquoi la Syrie aurait besoin d'un cessez-le-feu maintenant, quand la situation tourne en sa faveur", affirme le vétéran de la CIA.

    Le 22 février, une déclaration commune élaborée par les Etats-Unis et la Russie a été diffusée. Elle porte sur un cessez-le-feu dont l'entrée en vigueur est prévue pour le 27 février à minuit, heure de Damas. La déclaration stipule que les conditions de la trêve sont applicables à toutes les parties en conflit, excepté les groupes terroristes comme Daech, le Front al-Nosra et d'autres organisations extrémistes reconnues comme telles par le Conseil de sécurité de l'Onu.

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    Trêve en Syrie (2016) (220)

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    Tags:
    crise syrienne, cessez-le-feu, hostilités, Département d'Etat des Etats-Unis, Conseil de sécurité de l'Onu, ONU, CIA, OTAN, Stephen Lendman, Philip Hammond, Staffan de Mistura, Barack Obama, Washington, Damas, Arabie Saoudite, Royaume-Uni, Turquie, Moscou, Iran, Syrie, France, États-Unis, Russie
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