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Le Royaume-Uni en attente du référendum sur le Brexit (2015) (77)
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Le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a averti Londres des conséquences d'une sortie éventuelle de l'Angleterre de l'Union européenne.

Emmanuel Macron n'a de toute évidence pas mâché ses mots jeudi, dans une interview au quotidien économique anglais Financial Times.

M.Macron a d'emblée mis les cartes sur tables: si l'Angleterre sort de l'Union européenne, la France cessera de retenir les migrants à Calais et, en outre, incitera les banquiers français à quitter Londres pour Paris.

"Le jour où cette relation sera rompue, les migrants ne seront plus à Calais", a-t-il lancé.

La "relation" en question, c'est l'accord bilatéral franco-britannique permettant à Londres de mener des contrôles du côté français de la frontière. Selon le ministre français de l'Economie, l'Hexagone pourrait déplacer son camp de réfugiés et cela deviendrait "le tapis rouge" pour un flux de migrants vers l'Angleterre.

En outre, en cas de Brexit, le Royaume-Uni pourrait perdre l'accès complet au marché unique. La France, à son tour, serait en mesure de chercher à attirer les services financiers et les inciter à quitter Londres.

Le ministre est également d'avis qu'une éventuelle sortie de l'Angleterre de l'Union européenne pourrait affaiblir l'organisation dans les domaines militaire et économique.

"L'énergie collective (européenne) sera dépensée à développer, détendre les liens existants avec les pays membres, pas pour en créer de nouveaux", a conclu Emmanuel Macron.

Dossier:
Le Royaume-Uni en attente du référendum sur le Brexit (2015) (77)

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Tags:
migrants, économie, Union européenne (UE), Emmanuel Macron, Calais, Royaume-Uni, France
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