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    Le fils du président turc Bilal Erdogan

    Le fils de Recep Erdogan suspecté par la police italienne a quitté le pays

    © AFP 2019 OZAN KOSE
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    Après avoir été suspecté de blanchiment d'argent par la police italienne, le fils du président turc Necmettin Bilal Erdoğan a quitté l'Italie.

    Le fils du président turc, Necmettin Bilal Erdoğan, contre lequel la police italienne a monté un dossier, a probablement quitté ce pays européen et est rentré en Turquie, rapporte le journal bolonais Resto del Carlino.

    Le journal a publié le texte d'un SMS, envoyé par Erdogan fils à ses amis.

    "Chers amis, nous avons décidé de retourner à Istanbul". Et explique sa décision: "La question de notre sécurité (en Italie, ndlr), est devenue très sensible pour les gouvernements à la fois italien et turc".

    Le fils du président turc et sa famille vivaient dans des conditions de sécurité renforcée: il avait un garde armé turc, et une protection supplémentaire accordée par le gouvernement italien à la demande de M. Erdogan. Son arrivée dans la ville a immédiatement provoqué l'inquiétude, en particulier chez les parents dont les enfants étudiaient avec Bilal.

    Le journal rappelle que Bilal Erdogan est venu en Italie il y a environ un an, selon la version officielle, pour obtenir un diplôme de doctorat à l'Université Johns-Hopkins, à Bologne.

    En février 2016, le bureau du procureur italien a informé qu'il avait ouvert une enquête contre Bilal Erdogan. C'est la requête d'un l'homme d'affaires turc faisant partie de l'opposition politique du pays qui l'a entraîné. Hakan Uzan, réfugié actuellement en France, affirme qu'Erdogan fils a apporté en Italie beaucoup d'argent d'origine douteuse qu'il a obtenu en vendant du pétrole aux organisations terroristes.

    L'avocat de Bilal Erdogan, Giovanni Trombini, a rejeté ces accusations en déclarant qu'elles sont fondées sur des sources d'informations "politiquement motivées" sur Twitter.

    A son tour, l'avocat Massimiliano Annette, représentant M. Uzan, a expliqué que le bureau du procureur avait de bonnes raisons pour ouvrir cette enquête.

    "En fait, nous avons transmis les documents au procureur en septembre. Cependant, le bureau n'a rien fait à l'époque, peut-être parce que mon client n'avait pas de preuves suffisantes. Tout était basé sur une hypothèse. Maintenant, apparemment, le bureau du procureur a révélé des motifs nécessaires pour entamer une enquête".

    Combattant de l'EI, l'image d'ilustration
    © AP Photo / Raqqa Media Center of the Islamic State group

    En décembre 2013, Bilal Erdogan a été impliqué dans une affaire de fraude financière. A l'époque, en Turquie, 14 personnes ont été accusées de corruption, de fraude, de blanchiment d'argent et de contrebande d'or. Des proches de certains ministres turcs ont été poursuivis. Erdogan fils a été également interrogé pendant l'enquête.

    Plus tard, sur YouTube, un enregistrement a été publié d'une conversation qui aurait eu lieu entre le président turc et son fils. Recep Tayyip Erdogan aurait alors conseillé à son interlocuteur de se débarrasser de dizaines de millions de dollars.

    L'année dernière, Bilal Erdogan a été suspecté de vendre du pétrole aux terroristes de Daech. Le fils du président turc a rejeté toutes ces accusations.

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    Tags:
    trafic, contrebande, fraude, pétrole, parquet, police, enquête, Etat islamique, Recep Tayyip Erdogan, Bilal Erdogan, Istanbul, Bologne, Turquie, Italie
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