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Le renseignement sud-coréen a indiqué mardi que la Corée du Nord avait piraté des smartphones appartenant à de hauts responsables du gouvernement dans le cadre d'une série d'attaques informatiques lancées dans la foulée de son quatrième essai nucléaire.

Ces révélations du Service national du renseignement (NIS) surviennent alors que le Parlement examine un projet de loi visant à lutter contre le cyber-terrorisme, et qui accorderait à ce service, selon l'opposition, d'immenses pouvoirs de surveillance du cyberespace.

Dans un communiqué, le NIS explique que la Corée du Nord a réussi à mettre la main sur des numéros de téléphone et messages écrits extraits des smartphones de dizaines de hauts responsables sud-coréens entre fin février et début mars.

Le Nord a envoyé également des messages à ces responsables pour tenter de les inciter à ouvrir des liens infectés par des logiciels malveillants.

Le serveur d'une importante société informatique spécialisée dans les logiciels de sécurité pour la banque en ligne a également été attaqué, ajoute le NIS.

En janvier et février, les pirates nord-coréens ont envoyé des mails de phishing (hameçonnage, technique visant entre autres à obtenir les données personnelles des victimes) aux employés de deux opérateurs ferroviaires régionaux. Le but était de lancer des attaques contre le système de contrôle du trafic ferroviaire, d'après l'agence.

"La Corée du Nord s'est livrée à une série d'attaques contre notre cyberespace" à la suite de l'essai nucléaire du 6 janvier, poursuivent les services de renseignement. Ces derniers estiment que Pyongyang avait en particulier l'intention de lancer une attaque en règle contre le système bancaire sud-coréen. "Si rien n'avait été fait, il y aurait eu une importante crise financière, avec la paralysie de la banque en ligne et des transferts d'argent non désirés".

Le NIS a appelé l'ensemble des agences gouvernementales et les services d'Etat à une extrême vigilance.

En 2015, selon l'agence, le Nord a contaminé environ 60.000 ordinateurs personnels en Corée du Sud et à l'étranger, les transformant en PC "zombies" capables de lancer des cyberattaques, indique l'AFP.

La Corée du Sud a plusieurs fois accusé la Corée du Nord de piratage, contre ses institutions militaires, ses banques, ses services gouvernementaux, les télévisions publiques, les sites d'information ou encore une centrale nucléaire.

Les Etats-Unis accusent la Corée du Nord d'avoir été à la manoeuvre lors du piratage spectaculaire en 2014 de Sony Pictures dont les auteurs exigeaient qu'il renonce à diffuser une comédie sur le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, "L'interview qui tue".

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Corée du Nord, Corée du Sud
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