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    Volkswagen: les USA, l'Allemagne et la France élargissent leur enquête

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    Les autorités américaines, allemandes et françaises ont élargi leur enquête sur l’affaire Volkswagen, accusé d'avoir triché sur les émissions de ses moteurs diesel.

    Le département américain de la Justice a ajouté un nouveau volet à l'enquête ouverte contre Volkswagen: outre les accusations de manipulation des tests sur les émissions polluantes, le groupe allemand est désormais soupçonné d'escroquerie et d'évasion fiscale. Les enquêteurs veulent établir si le géant automobile a fraudé le fisc en offrant à ses clients des crédits spécifiques au motif qu'il vendait des voitures respectueuses de l'environnement.

    Le Parquet de l'Allemagne a pour sa part porté le nombre de suspects dans l'affaire Volkswagen à 17 personnes.

    La justice française a également ouvert une information judiciaire contre le groupe allemand pour "tromperie aggravée". Aggravée par le fait que les véhicules fournis par le groupe étaient susceptibles d'être dangereux pour la santé ou l'environnement. Cette nouvelle mesure ordonnée par le Parquet de Paris fait suite à une enquête préliminaire engagée début octobre et à une procédure administrative ouverte par les services de la répression des fraudes.

    Selon Bernd Osterloh, membre du conseil d'administration de Volkswagen et président du comité d'entreprise, la société pourrait se voir obligée de réduire son personnel aux Etats-Unis et en Europe en cas de condamnation à des amendes substantielles. Le quotidien britannique The Guardian rapporte même les propos de M. Osterloh, d’après lequel les régulateurs devraient nécessairement tenir compte des éventuelles suppressions d'emplois qu’entraîneraient de nouvelles sanctions contre le constructeur allemand.

    Les 120 entreprises européennes du géant automobile emploient plus de 600.000 personnes, dont 270.000 en Allemagne. Environ 2.200 personnes travaillent dans l'usine du groupe à Chattanooga, aux Etats-Unis.

    En septembre dernier, Volkswagen a reconnu avoir installé sur ses voitures diesel un logiciel conçu pour falsifier les résultats des tests effectués en vue de contrôler les émissions de dioxyde d'azote.

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    Tags:
    manipulation, fraude, enquête, Volkswagen AG, Bernd Osterloh, France, Allemagne, États-Unis
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